Actualités Régionales of Wednesday, 14 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Bonamoussadi : À 72 ans, elle voulait la chambre conjugale de son fils

À Bonamoussadi, dans le 5ᵉ arrondissement de Douala, un conflit familial a éclaté entre une femme de 72 ans, hébergée depuis un mois chez son fils Alain Pascal, se plaignait de la chaleur dans sa chambre et souhaitait bénéficier de la climatisation de la chambre conjugale.

Après plusieurs désaccords sur les solutions proposées par son fils, elle a été découverte endormie dans le lit du couple. La belle-fille, estimant cette situation inacceptable, l’a réveillée et lui a demandé de regagner sa chambre. L’altercation a provoqué des éclats de voix qui ont alerté le voisinage et entraîné l’intervention de la police. La vieille femme a finalement passé la nuit sur le canapé du salon.

Se plaignant régulièrement de la chaleur dans la pièce où elle dormait, Josette Michèle M., 72 ans, en séjour chez son garçon depuis un mois, a été trouvée dans le lit de ce dernier lundi.

Eclats de voix nocturnes ce lundi 5 octobre, dans un domicile à Bonamoussadi – arrondissement de Douala V. Plus précisément, dans la chambre conjugale dudit domicile. Aux prises, Blonde Véronique et sa belle-mère Josette M., 72 ans. La première est néanmoins la seule à vociférer, selon ce que la police, alertée par le voisinage, apprendra de l'affaire.

Tout commence il y a environ un mois. Venue de l'Est, Josette M. séjournait chez son fils Alain Pascal, mari et père. Assez vite, la septuagénaire se plaint de la chaleur. Elle s'en ouvre à la femme de ménage, la prénommée Dominique, et lui dit, un jour, qu'elle veut aller dans la chambre de son fils, la seule climatisée de la maison. « Chez nous, la belle-mère n'entre même pas dans la chambre de son fils », s'oppose la domestique. « C'est chez vous, pas chez nous », aurait répliqué Josette M. Dominique finira par céder et, certains après-midis, la vieille femme se prélassait sur le lit conjugal de Blonde Véronique et d'Alain Pascal, lesquels laissaient la clé de leur chambre à la domestique, pour son office.

Vendredi dernier en soirée, Josette M. dit à son fils qu'elle a vraiment trop chaud dans sa chambre, qu'elle trouve par ailleurs étroite. Alain Pascal lui propose une alternative : soit elle prend la chambre des enfants (qui permuteraient donc avec elle), soit il lui installe un plafonnier. Maman Josette introduit une troisième voie : lui installer aussi la climatisation. Son fils réplique que la facture d'électricité serait alors trop élevée.

Le dimanche suivant, Josette M., qui s'apprête pour l'église, semble maussade. Elle ne répond ni au bonjour de son fils, ni à celui de sa belle-fille. Puis elle lance à Alain Pascal qu'il ne fait rien depuis pour la soulager de la chaleur. Une discussion suit, teintée de tension.

Lundi en allant au travail, Alain Pascal trouve sa mère sur le canapé au salon. Elle dit que sa chambre était quasiment un four dans la nuit, et qu'elle n'a presque pas dormi. Son rejeton promet une solution. En soirée, Blonde Dominique rentre la première du boulot. Après un bain, elle se retrouve devant la télé avec sa belle-mère. Puis cette dernière va se coucher peu avant 20h30. Un peu plus tard, Blonde Dominique se lève pour aller chercher du vernis dans sa chambre. En entrant, elle est surprise d'entendre la clim tourner. Elle allume et trouve sa belle-mère dans son lit. Couchée et endormie. La bru ne fait aucun bruit et retourne au salon. Monsieur arrive autour de 21h30.

« Va voir ce qu'il y a dans la chambre », lui dit sa femme. Alain Pascal tombe sur le même tableau. Il reviendra au salon en pyjama. « Va te coucher, je vais dormir ici. Il faut qu'on évite cette persécution ». Pour Blonde Dominique, la proposition est irrecevable. Elle retourne dans la chambre, arrête la clim et réveille sa belle-mère. « Maman, va te coucher dans ta chambre ! ». Josette M. se lève, remet la clim et se recouche. C'est là que la bru devient bruyante.

Un policier de l'équipe d'intervention demandera à la vieille femme : « Si ce n'est pas la sorcellerie, ça c'est quoi ? Tu es venue détruire le foyer de ton fils ? ». Questions restées sans réponse. Invitée par tout le monde à regagner sa chambre, Josette M. a finalement dormi sur le canapé du salon.

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