Huit militants et responsables de la section RDPC de Mefou-et-Afamba Sud-Est ont, dans une lettre datée du 3 novembre 2026, rejeté les réunions d’apaisement proposées par leur président de section, également maire d’Olanguina.
Dans une lettre datée du 3 novembre 2026, des militants et doyens politiques de la section RDPC de Mefou-et-Afamba Sud-Est refusent de participer aux rencontres convoquées par leur président de section, également maire d’Olanguina. Ils dénoncent une crise qui durerait depuis six ans et réclament l’intervention des instances supérieures du parti.
Les invitations à l’apaisement se heurtent à une fin de non-recevoir à Olanguina. Dans une correspondance adressée au président de la section RDPC de Mefou-et-Afamba Sud-Est, des responsables et militants locaux annoncent leur refus de prendre part aux réunions qu’il propose pour tenter de désamorcer les tensions.
Le document, accompagné d’une feuille comportant huit signatures, présente ses auteurs comme les « forces vives militantes et doyens politiques » de cette unité du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Parmi les qualités mentionnées figurent celles d’ancien président de section, de conseiller régional et de conseiller municipal.
Les auteurs indiquent avoir reçu des invitations collectives par voie électronique, puis des messages individuels. Mais ils contestent à la fois la méthode employée et la capacité de leur destinataire à conduire lui-même la réconciliation.
Selon eux, la situation qui prévaut dans la section depuis six ans ne peut plus être réglée à l’échelle locale, encore moins dans le cadre d’une initiative qu’ils jugent unilatérale. Ils accusent leur président de section d’entretenir cette crise et estiment que sa résolution nécessite désormais des « décisions fortes » de la haute hiérarchie du RDPC.
Les signataires affirment avoir déjà porté le différend devant les instances supérieures, avant même les invitations contestées. Ils demandent un examen du cas d’Olanguina au regard des textes du parti, afin que les conséquences nécessaires en soient tirées. Le courrier prévoit notamment des copies au secrétariat général du comité central ainsi qu’aux délégations permanentes régionale et départementale.
Le désaccord porte aussi sur les conditions du dialogue. Les auteurs estiment que des contacts directs et des préalables définis d’un commun accord auraient dû précéder toute convocation. Ils reprochent au responsable local de privilégier la communication publique plutôt qu’un travail discret de rapprochement.
Surtout, ils soutiennent que les invitations à l’apaisement se seraient accompagnées de la poursuite d’attaques, d’insultes et de calomnies sur les mêmes espaces numériques. Une accusation qui nourrit leur défiance envers la sincérité de la démarche. Les échanges concernés ne figurent cependant pas parmi les pièces transmises.
Cette lettre révèle une contestation organisée de la conduite de la section, sans permettre de mesurer son poids dans l’ensemble des structures locales du RDPC. Les huit signataires parlent en leur nom et au titre des responsabilités qu’ils mentionnent ; le document ne permet pas de conclure que tous les militants d’Olanguina partagent leur position.
La réponse du président de section et maire ne figure pas dans les éléments disponibles. Aucune décision de la hiérarchie du parti n’y est non plus mentionnée.
À Olanguina, la difficulté est désormais de rétablir des conditions de discussion acceptées par les protagonistes. En refusant les rencontres proposées et en demandant un arbitrage supérieur, les signataires signifient que, pour eux, la confiance nécessaire à une médiation locale est rompue.
Boris Bertolt









