Le journaliste anglophone Prince Nfor Nchanji massacre le président national du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) après un commentaire sous une publication accusant Maurice Kamto de tribalisme. Selon lui, Cabral Libii a répondu « Absolument » avant de supprimer son commentaire, dont des captures auraient toutefois circulé sur les réseaux sociaux. Il conteste également les accusations de manipulation ou de contenus générés par l’IA avancées par des proches de Cabral pour expliquer la diffusion des captures.
Il réagit aux menaces proférées par l’équipe de Cabral après la publication du commentaire haineux et mensonger que ce dernier a laissé sous un post d’un certain Alaurics Kengne, qui accusait Maurice Kamto d’être le père du tribalisme bamiléké, de la haine anti Bassa et de la « Libiiphobie ».
« Je me réjouis que l’équipe de Cabral Libii commence enfin à reconnaître que l’espace médiatique anglophone en ligne a un certain sens du décorum et peut exercer un véritable contre pouvoir, y compris envers son parti.
« S’ils ont vu cette publication de CNA, c’est qu’ils ont aussi vu celles où CNA rappelait la position de Cabral au plus fort de la crise dans le Nord Ouest et le Sud Ouest, lorsqu’il appelait à l’instauration d’un état d’urgence.
« Cabral a toujours soutenu l’usage de la force dans ces régions. Et chacun sait ce que signifie un état d’urgence.
« Le problème, c’est que Cabral n’a jamais été le leader dont rêvent les jeunes. Il n’était qu’un Koki bien emballé : séduisant de l’extérieur, mais une fois acheté, on découvrait qu’il était gâté et impropre à la consommation.
« Nous l’avons tous vu à l’époque de ses éditoriaux sur Equinox Radio : brillant, éloquent, incisif. On s’est dit que la politique ne serait peut être pas une mauvaise idée. Il a donné aux jeunes cet espoir. Mais le Cabral de ses débuts politiques a profondément changé.
« On ne savait pas encore s’il allait s’engager dans une logique de lignes tribales, jusqu’à ce qu’une guerre froide éclate entre son parti, le PCRN, et des militants du MRC.
« Ceux qui le connaissent savent qu’il aime commenter les publications, poster lui même, et qu’il est très actif sur les réseaux sociaux.
« Il y a 24 heures, Cabral a commenté un post où un internaute décrivait Maurice Kamto comme le « père du tribalisme bamiléké ». Cabral a répondu : « Absolument. »
« Je suis certain qu’il ne s’attendait pas à ce que ce commentaire « explose », car l’auteur du post n’a que quelques milliers d’abonnés. Mais lorsque la capture a commencé à circuler sur des pages comme CNA, MMI et d’autres, le commentaire a été supprimé.
« Trop tard. Beaucoup avaient déjà fait des captures d’écran, d’autres des vidéos, preuves intactes.
« Ce matin, j’ai vu l’un de ses militants menacer d’une action en justice et saisir le Conseil national de la communication au sujet des publications de CNA et MMI.
« Ils affirment que les médias ont utilisé l’IA pour fabriquer de fausses informations sur Cabral.
« J’ai ri : ce type de « damage control » est d’une naïveté affligeante.
Les propos de Cabral ont été documentés, non par une personne, mais par des centaines. Sous le post original, les utilisateurs publiaient vidéos et captures d’écran en continu.
« Je me suis alors demandé : si l’équipe de Cabral cible ces deux médias anglophones, c’est qu’elle connaît leur influence.
« La meilleure tactique reste donc celle de Trump : qualifier de “fake news” pour discréditer.
Rien d’étonnant à ce que le parti ait obtenu 3 % à la présidentielle et que les cadres quittent le navire qui coule.
« Quand la politique devient une bataille tribale, cela soulève de sérieuses inquiétudes pour les populations qu’on prétend défendre et gouverner demain.
« Qu’un leader de parti tienne de tels propos ne confirme qu’une chose : l’échec. Et cela amène une question qui commence à faire sens :
Et si Cabral avait été — et était encore — le “plan man” du régime, chargé de diviser l’opposition, notamment lors de la présidentielle de 2018 ? »









