Politique of Tuesday, 29 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Arnaque politique : Nourane Foster démasquée

Nourane Foster n'est pas une combattante de la justice. C'est une arnaque politique. Nourane Foster n'est pas une combattante de la justice. C'est une arnaque politique.

Les accusations de tribalisme formulées contre le PCRN par Nourane Foster sont vivement contestées. Nourane Foster est accusée d’instrumentaliser elle-même son origine régionale à des fins politiques et d’utiliser le récit de la victimisation pour justifier son départ du parti.

Reprenons les faits, simplement, sans hystérie. Nourane Foster est native du Noun, dans la région de l'Ouest. Le PCRN, le parti qu'elle accuse de tribalisme, est dirigé par Cabral Libii, un Bassa du Centre. Elle-même a été élue députée dans le Wouri-Est, un territoire Douala, sur la liste de ce parti dirigé par un Bassa. Voilà la configuration réelle.

Où est le tribalisme, exactement ? Un parti dirigé par un Bassa, implanté dans un territoire Douala, qui investit une femme du Noun comme candidate, et qui la fait élire. Si c'était un parti tribaliste, il n'aurait jamais investi une étrangère à sa base ethnique dans une circonscription du Littoral. Il aurait réservé cette place à un Bassa ou à un Douala. Le PCRN a fait exactement l'inverse. C'est la preuve la plus éclatante de sa non-tribalité.

L'accusation retournée : qui instrumentalise l'ethnie ?

La vraie question n'est pas de savoir si le PCRN est tribaliste. La vraie question est : qui, dans cette histoire, a utilisé son ethnie comme ressource politique ? Nourane Foster est native du Noun. Elle aurait pu se présenter dans le Noun, auprès des siens. Elle ne l'a pas fait. Pourquoi ? Parce qu'elle savait qu'elle n'y serait pas élue sur une base ethnique — dans le Noun, le vote tribal ne fonctionne pas de la même manière. Elle a préféré le Wouri-Est, un territoire où elle n'a aucune attache, mais où le PCRN pouvait la porter.

Et une fois élue, que fait-elle ? Elle utilise sa position pour faire profiter le Noun, sa région d'origine, au détriment de ses administrés du Wouri-Est. Voilà la véritable instrumentalisation ethnique. Elle n'est pas victime du tribalisme, elle en est l'actrice.

L'arnaque : le récit de la victime comme tremplin

Toute la stratégie de Nourane Foster repose sur un renversement : se présenter comme la victime d'un système tribaliste pour mieux masquer son propre usage de l'ethnie. C'est une arnaque intellectuelle et politique. Elle quitte le PCRN en accusant le parti d'exclusion identitaire, alors que ce parti l'a investie, portée et élue dans une circonscription qui n'était pas la sienne. Elle transforme sa propre dette en grievance. Elle retourne le cadeau en accusation.

Et elle le fait au moment précis où son espace politique se referme, où son nom disparaît du site du parti, où les critiques internes montent. Le timing n'est pas anodin. L'accusation de tribalisme n'est pas une conviction, c'est une sortie de secours.

La conclusion : la vérité tient en une phrase

Native du Noun. Parti dirigé par un Bassa. Territoire Douala. Et on nous parle de tribalisme. Cette phrase, à elle seule, dit tout. Elle dit que le PCRN n'était pas tribaliste — il a fait ce qu'aucun parti tribaliste n'aurait fait. Elle dit que Nourane Foster n'est pas une victime — elle est une bénéficiaire qui a retourné sa chance en arme. Elle dit que l'accusation de tribalisme est une manœuvre, pas un constat.

Nourane Foster n'est pas une combattante de la justice. C'est une arnaque politique. Et la meilleure preuve, c'est sa propre biographie.

Trop de cons

Serge Pascal Behsi Ombala