Des tensions opposent différents clans du pouvoir autour du président, en particulier entre Chantal Biya et le Directeur du Cabinet civil, Samuel Mvondo Ayolo, que la Première dame a écarté de l'entourage immédiat du chef de l'État
Le mystère qui plane autour du président camerounais Paul Biya vient de traverser la Méditerranée. Alors que le chef de l’État boucle son cinquantième jour hors du territoire national pour des « raisons médicales » qui agitent tout Yaoundé, c'est désormais depuis les rives du lac Léman que se joue le destin politique du Cameroun.
Enquête sur un séjour sous haute tension.
Genève, capitale temporaire du pouvoir camerounais
Ce n'est plus un secret : pour Paul Biya, la Suisse est bien plus qu'une destination de villégiature ; c'est un sanctuaire sanitaire et politique de longue date. Mais ce séjour-ci, qui s'étire désormais depuis près de 50 jours, n'a rien d'ordinaire.
Demain ça fera exactement 50 jours que le tyran Biya a passé á l’étranger pourtant le ministre de la communication, René Sadi nous parlait d’un court séjour privé. Il s’agit d’un record historique documenté. Son record précédent était 49 jours en 2024. Cette fois-ci c’est dû à des raisons de santé. Après avoir subi des traitements médicaux très lourd pour son âge, il n’est pour le moment pas en mesure de voyager. Au sein du sérail, l’on affirme qu’il devrait en principe rentrer au Cameroun mardi ou mercredi prochain.
Selon nos sources en Suisse, le vol Airbus VIP A319-115 (CJ) qui devait le ramener au Cameroun s’est posé sur le sol helvétique vendredi dernier. Mais compte tenu de l’état de santé de Paul Biya qui se complique davantage, le vol a dû rebrousser chemin ce dimanche matin.
Les indiscrétions se font de plus en plus précises. Le président camerounais a subi pas moins de quatre interventions chirurgicales lourdes, la dernière ayant eu lieu lundi 13 juillet 2026 en toute discrétion.
Le "Coup de force" de Chantal Biya : Le Cabinet Civil banni de Suisse !
Mais l'information la plus explosive concerne la guerre de tranchées que se livrent les clans du pouvoir à des milliers de kilomètres du Cameroun.
Dans l'aile médicalisée hautement sécurisée de la clinique helvétique où repose le président, Chantal Biya a posé un acte de rupture historique : elle a formellement interdit l'accès de la chambre de Paul Biya au Directeur du Cabinet Civil (DCC), Samuel Mvondo Ayolo. Elle l’accuse de comploter contre elle et d’avoir déjoué le coup d’Etat institutionnel qu’elle préparait avec Oswald Baboke à travers la vraie-fausse nomination de ce dernier au poste de Vice-President qui a été intercepté à la Crtv le 9 juin dernier.
Celui qui est quotidiennement proche de Paul Biya en Suisse c’est l’intendant adjoint Cleopasse Medoulou, par ailleurs cousin de Chantal Biya. C’est avec lui que la première dame a abandonné son mari pour aller jouer la vie avec son copain Eto’o aux États-Unis.
Cette mise à l'écart du DCC traduit une paranoïa intense au sommet. À l'approche de la limite constitutionnelle des absences prolongées à l'étranger, le clan familial verrouille tout pour éviter qu'une transition ou un constat de vacance du pouvoir ne soit initié à son insu.
Pendant que la diaspora camerounaise retient son souffle et que les rumeurs s'enflamment, Genève devient le théâtre d'une régence de l'ombre. Mais dans les couloirs stériles de la clinique suisse, la bataille pour sa succession, elle, est déjà entrée dans sa phase la plus impitoyable. Si ce n’est pas un matin, ce sera un soir.
Paul Chouta









