Politique of Saturday, 25 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Coup d’État manqué : Paul Biya ordonne la neutralisation progressive de Ferdinand Ngoh Ngoh

Biya a calculé. Biya a frappé Biya a calculé. Biya a frappé

Le président Paul Biya a engagé une réduction progressive de l'influence du secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, en lui retirant le contrôle du dispositif sécuritaire présidentiel, présenté comme le principal levier du pouvoir. Cette évolution s'inscrit dans une stratégie visant à neutraliser un collaborateur devenu trop puissant, notamment après les débats autour d'un projet de vice-présidence, le gel de certaines prérogatives du SGPR et les tensions révélées par l'affaire du faux décret de juin 2026.

BIYA DÉSACTIVE NGOH NGOH ET LUI PLANTE LE COUP DE POIGNARD FINAL
La clé du pouvoir


Dans un régime où l’État est un homme, la sécurité présidentielle n’est pas logistique. Elle est existentielle. Qui tient la sécurité tient l’accès. Tient les lignes. Tient les documents. Tient les oreilles du chef. Depuis 14 ans, Ferdinand Ngoh Ngoh détenait cette clé. Israéliens, renseignement, périmètre d’Etoudi, escortes, cercles proches : tout passait par le SGPR. Il ne contrôlait pas un ministère. Il contrôlait le président lui-même. Cette clé vient de lui être arrachée. Selon Jeune Afrique et des sources proches, elle serait en train de basculer vers des opérateurs américains. Pas pour Genève. Pour tout le dispositif. Ce n’est pas un ajustement. C’est une décapitation structurelle.

Architecte de la Vice-Présidence, Ngoh Ngoh a cru créer un dauphin. Biya a vu un fossoyeur. Un poste qui pouvait se passer de lui. Deuxième temps : l’ivresse du pouvoir. Décrets, nominations, réseaux, sécurité : trop de leviers pour un seul homme dans un système à un seul centre. Biya a sa méthode : Marafa, Inoni, Mebara. On ne limoge pas. On vide. Troisième temps : la trahison du 12 juin. Le faux décret envoyé à la CRTV en contournant le SGPR a exposé une guerre de clans au cœur du Palais. Dans ce chaos, laisser Ngoh Ngoh au cœur du renseignement, de l’accès, des communications, c’était laisser l’ennemi dans la chambre du roi. Biya a calculé. Biya a frappé.

Les signaux s’alignent : vice-présidence bloquée, décrets du SGPR gelés depuis 2023, la CRTV qui appelle Mvondo Ayolo et pas Ngoh Ngoh, Américains qui gravitent autour de Franck Biya. Formellement, Ngoh Ngoh est toujours là. Réellement, il est vidé. On garde le titre. On confisque le pouvoir. C’est la mort politique la plus propre en Afrique : on n’assassine pas la fonction. On l’étrangle. Résultat : un président de 93 ans qui confie sa sécurité à des étrangers pour se protéger de son propre entourage n’est plus un chef qui dirige.

Peter Ghislain