Politique of Wednesday, 26 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Le MRC victime d'un chantage de l'administration et de la justice camerounaise

'Il faut dénoncer avec vigueur cette énième forfaiture du régime BIYA' 'Il faut dénoncer avec vigueur cette énième forfaiture du régime BIYA'

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) fait l’objet de pressions de la part de l’administration et de la justice camerounaises à travers le contentieux portant sur son dernier congrès. Selon Amedee Dimitri Touko Tom les multiples renvois de l’affaire et la sollicitation du ministère public peuvent traduire une volonté des autorités de retarder la décision judiciaire et de mettre le parti sous pression. Il interprète cette situation comme une forme de chantage politique visant à contraindre le MRC à adopter une attitude jugée plus docile.

LE MRC FAIT L'OBJET D'UN CHANTAGE DE L'ADMINISTRATION ET DE LA JUSTICE CAMEROUNAISE : ANALYSE

Le MRC, parti politique majeur de l'opposition Camerounaise a tenu en décembre dernier un Congrès qui consacrait le retour de son leader historique Maurice Kamto à sa tête.

L'interdiction de fait de toute réunion de ce parti politique l'avait obligé à se contenter d'un congrès via les moyens de communication audiovisuelle.

Arguant de l'irrégularité de cette instance et de ce que le Président fraîchement démissionnaire n'avait pas satisfait à l'obligation de durée, certains militants ont attaqué en justice ce congrès et donc ses résolutions.

Le juge des référés saisi de ce contentieux, a après échanges des conclusions et plaidoiries, dans un premier temps, mis l'affaire en délibéré avant de réouvrir les débats pour requérir les observations du Ministère Public.

Ceci signifie quoi ? Normalement, le juge des référés n'est pas tenu de solliciter les réquisitions du Ministère Public dans ce type de contentieux. Mais cette précaution peut être prise par un juge au regard des conséquences graves pour l'ordre Public qui découleraient de sa décision. Il demande donc l'avis du Ministère Public qui est le garant de l'ordre Public et le représentant de l'État.

En clair, mon expérience dans ce type de contentieux m'indique ceci : si le juge pensait qu'il faut rapidement débouter les requérants se fondant sur la légèreté de leurs prétentions, il ne s'encombrerait pas d'un avis du Ministère Public car il sait que si le Congrès du MRC n'a causé aucun trouble à l'ordre Public, ce n'est pas la consolidation de cette situation juridique qui le ferait, au contraire. En revanche, à partir du moment où la décision envisagée déstabiliserait la situation ante et donc susceptible de causer quelques troubles, le juge prend le soin de se "couvrir" en demandant au gouvernement via son représentant ce qu'il pense de ce dossier.

Depuis lors, plusieurs renvois sont intervenus dans l'attente des réquisitions du Ministère Public. On peut deviner ici que le Procureur attend les "instructions" de sa hiérarchie qui elle-même attend du MRC qu'il soit "sage". Ça s'appelle du Chantage, c'est un grossier V.I.O.L.

Voilà de mon point de vue, la trame de ce film d'horreur politique : se SOUMETTRE ou COMBATTRE.

Il faut dénoncer avec vigueur cette énième forfaiture du régime BIYA.

Amedee Dimitri Touko Tom