Politique of Monday, 19 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Convention du MRC : Willy Mengue détruit Maurice Kamto et le compare à Moussolini dans les années 30

Dans une déclaration critique, l’ex militant du MRC, Willy Mengue remet en question le bilan de Maurice Kamto à la tête du parti et l’écart qu’il estime exister entre les principes démocratiques du parti et la gestion de sa succession entre juin 2025 et octobre 2026.

Il accuse l’ancien président et son entourage d’avoir violé les textes internes et certaines dispositions légales, et dénonce des irrégularités présumées lors du scrutin du 17 octobre 2026, notamment des doublons, des votes attribués à des personnes décédées, des problèmes de quorum et des conditions contestées de retrait d’un candidat. S’appuyant sur ces griefs, l’auteur interroge la crédibilité du MRC lorsqu’il dénonce les pratiques antidémocratiques du régime de Paul Biya et appelle les militants à s’interroger sur la cohérence entre les valeurs d’État de droit et de démocratie revendiquées par le parti et ses pratiques internes.

Déclaration de Principes du MRC depuis le préambule de ses textes fondamentaux :
[Le MRC s'engage à œuvrer pour la promotion d'une SOCIÉTÉ LIBRE ET DÉMOCRATIQUE reposant sur le SUFFRAGE UNIVERSEL et le PLURALISME POLITIQUE et social, dans le cadre d'un ÉTAT DE DROIT.....]

Au terme de 13 ans de magistère royal quel héritage le Pr Maurice Kamto et ses conseillers ont légué aux militants et sympathisants de ce parti ?

Dans la perception populaire et au sein de l'opinion publique quelle image renvoie celui qui s'est présenté aux yeux de tous comme étant un symbole crédible pour l'alternative d'une société peu oxygénée en matière de bonne gouvernance, de démocratie et de l'État de droit ?

Entre juin 2025 et octobre 2026 on a cru être en Corée du Nord ou pour être modeste en Italie sous Moussolini dans les années 30.

Le leader du MRC et ses affidés ont alors déplumé toute la crédibilité dont bénéficiait encore cette dynamique ayant pour humus le [CHANGEMENT].
-Violation des textes fondamentaux du parti pour un passage en force à la tête. Articles 29 al b des statuts et 68 du RI.
-Violation des lois de la République notamment l'article 3 de la loi no 90/055 du 19 décembre 1990 en toute défiance des institutions.
-Usurpation des fonctions.
-Organisation d'un scrutin interne entaché d'irrégularités fondées (doublons, morts votant, discrimination de l'électorat pour plusieurs raisons, non-respect du quorum impératif, création des conditions de désistement d'un candidat libre, maintien des bulletins d'un candidat désisté lors du scrutin...)

Que peut donc encore reprocher le MRC au régime qu'il prétend combattre et contre lequel il a toujours attribué ces pratiques contre démocratiques et peu orthodoxes à l'État de droit ?

Le fameux [HOLD-UP ÉLECTORAL] que nous chantions tous aura-t-il encore un sens ?
ELECAM et le CONSEIL CONSTITUTIONNEL peuvent-ils désormais s'en féliciter ?

Si Paul Biya est dictateur comme nous aimons bien le dire depuis le couvent du MRC, que sera KAMTO MAURICE au regard de ces faits saillants et têtus en plein 21e siècle ?

Quel est donc le sens de [démocratie et État de droit] voulu par KAMTO MAURICE à travers le MRC ?

Nous nous sommes trompés de personnage et d'appareil politique ?

Ces questions devraient davantage préoccuper le peuple du changement authentique.

Willy Mengue