La récente attaque dont ont été victimes les militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) lors d’une assemblée générale de la section du parti dans le Bamboutos continue de révéler sa face cachée. Selon certaines indiscrétions, l’attaque a été exécutée par des miliciens du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) sur ordre de hauts responsables du parti dans le département.
« Le dimanche dernier à Mbouda, le paysage politique camerounais a offert un spectacle désolant, confirmant une fois de plus que le régime en place a déserté le terrain des idées pour celui de la violence barbare. La convention départementale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), pourtant dûment autorisée, a été la cible d’une opération de déstabilisation.
Des mercenaires à la solde d'un ministre aux abois
L’infiltration était minutieusement préparée. Un groupe de délinquants, recrutés comme mercenaires et se faisant passer pour des militants du MRC, a infiltré la salle avec une mission claire : semer le chaos. Les investigations post-incidents révèlent une vérité glaçante : cette opération aurait été commanditée depuis Yaoundé par un ministre de la République en fonction.
Ce membre du gouvernement, dont le poste vacille depuis la débâcle électorale de Paul Biya dans les Bamboutos lors de la dernière présidentielle, semble avoir choisi la stratégie de la terre brûlée. Incapable de convaincre par les urnes, ce « baron » du régime utilise désormais des méthodes dignes des cartels mafieux pour tenter de conserver son strapontin ministériel.
Un plan machiavélique : l'instrumentalisation de la mort
Selon des sources concordantes, une réunion secrète tenue à Bafoussam aurait scellé le sort de la dynamique d’opposition dans la région de l'Ouest. Le mot d’ordre est simple : casser le MRC par tous les moyens. À Mbouda, l’objectif ne se limitait pas à l’interruption de la convention. Les ordres étaient de provoquer des affrontements sanglants.
L’objectif cynique était clair : pousser les militants du MRC à la légitime défense pour justifier des arrestations massives des cadres du parti dans le département. La vie humaine est devenue une monnaie d’échange pour ces apparatchiks qui craignent de perdre leurs privilèges.
La complicité des forces de l'ordre : l'État contre le droit
Le plus scandaleux reste le rôle ambigu des forces de sécurité. Alors que l'événement bénéficiait d'une autorisation officielle, les forces de l’ordre, au lieu de protéger les citoyens, semblaient attendre l'étincelle en embuscade. Leur passivité face aux provocateurs envoyés de Yaoundé démontre une collusion systémique : la police n’est plus au service de la loi, mais au service d’un clan.
Le RDPC, un colosse aux pieds d'argile qui ne sait que mordre
Ce qui s’est passé à Mbouda n’est pas un incident isolé, c’est le symptôme d’un régime à l’agonie. Après plus de 40 ans de règne sans partage, le binôme Biya-RDPC ne propose plus aucun projet de société. Il ne lui reste que le "Moulinex" répressif et la violence d'État.
L'aveu de faiblesse
Quand un ministre doit envoyer des loubars pour perturber une réunion privée, c'est qu'il a déjà perdu la bataille des cœurs. Le RDPC n'existe plus politiquement dans les Bamboutos ; il n'y survit que par la terreur
La démission de l'éthique
En transformant des voyous en "agents politiques", le régime banalise le crime. Il envoie un message dangereux à la jeunesse : pour réussir au Cameroun sous le Renouveau, il ne faut pas être brillant, il faut être violent.
Peuple camerounais, lève-toi !
Face à cette dérive mafieuse, le silence n'est plus une option. L'heure n'est plus à la simple observation, mais à la résistance citoyenne.
1. Aux populations des Bamboutos et de l'Ouest
Ne vous laissez pas intimider par ces méthodes de bas étage. Ils veulent vous faire croire que la politique est une affaire de muscles et de sang. Répondez-leur par une adhésion massive au changement. Votre vote est l'arme qui terrifie ces ministres qui se croient intouchables.
2. Aux forces vives de la nation (Société civile, Intellectuels, Jeunesse)
Sortez de votre réserve ! Lorsque l'État finance le gangstérisme pour étouffer l'opposition, c'est l'avenir de chaque Camerounais qui est menacé. Utilisez vos voix, vos plumes et vos réseaux sociaux pour dénoncer ces mercenaires de la République. Identifiez les donneurs d'ordres et ne leur laissez aucun répit moral.
3. Aux forces de l'ordre républicaines
Souvenez-vous de votre serment. Votre mission est de protéger le peuple, pas de servir de bouclier à des milices politiques. Ne soyez pas les complices d'une tragédie que l'histoire vous reprochera.
Le régime Biya-RDPC est devenu un anachronisme violent. À Mbouda, ils n'ont pas seulement attaqué un parti, ils ont piétiné ce qu'il restait de dignité à l'administration camerounaise. Mais ils ont oublié une chose : on ne peut pas arrêter une idée dont l'heure est venue.
Mo'oh Talo









