Opinions of Thursday, 15 January 2026
Auteur: Narcisse Emmanuel Fokou
Opinion : « Ne tuez pas la poule aux œufs d’or numérique »
Une lettre de Narcisse Emmanuel Fokou,
Entrepreneur Digital au Ministre des Finances Louis Paul Motaze
Fiscalité numérique – Donnez-nous les outils avant de nous couper l’oxygène
Monsieur le Ministre,
Je ne vous écris pas en tant qu'opposant, ni en tant que simple observateur. Je m'adresse à vous en tant qu'acteur de terrain : Narcisse Emmanuel Fokou, entrepreneur digital, développeur Fullstack, analyste programmeur et expert en cybersécurité. J'ai été formé à l'excellence entrepreneuriale par le programme Empretec (CNUCED/MINPMEESA, promotion 2018), et c'est au nom de cette rigueur technique que je me dois de vous alerter.
L’État veut sa part du gâteau numériqu…
PARIS / YAOUNDÉ – C’est un paradoxe qui fait désordre dans les couloirs du pouvoir. Jean de Dieu Momo, ministre délégué auprès du ministre de la Justice au Cameroun, se retrouve au cœur d’un scandale international. Condamné par la justice française pour « injures publiques », le membre du gouvernement camerounais refuse, plus d'un an après, de se plier à la sentence, provoquant l'ire de son adversaire, l'avocate Félicité Esther Zeifman.
L’affaire trouve sa source en novembre 2022 devant la 17ème chambre correctionnelle de Paris. Le tribunal avait alors reconnu Jean de Dieu Momo coupable d'avoir tenu des propos virulents sur les réseaux sociaux, s'en prenant notamment à la mémoire du père de l'avocate, qualifié de « criminel ».
La sentence était pourtant sans appel :
1 000 euros d'amende.
Près de 6 500 euros de dommages et intérêts et frais de procédure.
Malgré son titre de ministre de la Justice, Jean de Dieu Momo n'a toujours pas versé le moindre centime à la plaignante. Plus grave encore, l'avocate l'accuse d'avoir prétendu mensongèrement s'être acquitté de sa dette auprès du fisc français une version démentie par les autorités compétentes, preuves à l'appui.
Face à cette impasse, Me Félicité Zeifman a choisi la voie de la lettre ouverte. Dans un texte au vitriol, elle dénonce :
L'indignité : Le contraste entre le comportement du ministre et l'honneur de son propre père, jadis honoré par la République française.
Le mépris du droit : Le fait qu'un homme chargé de rendre la justice dans son pays foule aux pieds une décision de justice internationale.
Ce n'est pas le premier "dérapage" pour le ministre Momo. En 2019, ses propos sur le peuple juif avaient déjà déclenché une crise diplomatique avec l'ambassade d'Israël à Yaoundé. Ce nouvel épisode écorne un peu plus l'image de marque du Cameroun à l'étranger, alors que le pays cherche à rassurer ses partenaires sur la solidité de son État de droit.
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