Vous-êtes ici: AccueilTribuneOpinionsActualités2021 11 03Article 626584

Opinions of Wednesday, 3 November 2021

Auteur: Et Si Nous Parlions d'Histoire

Le 3 novembre 1996, décès de l'ancien Président centrafricain, Jean Bedel Bokassa

Il sera jugé, condamné à la prison à vie, puis gracié en 1993 play videoIl sera jugé, condamné à la prison à vie, puis gracié en 1993

Ce 03 novembre 2021, date anniversaire de la mort de l'ancien président centrafricain Jean Bedel Bokassa, la page "Et Si Nous Parlions d'Histoire?" nous plonge dans le film du règne du premier empereur autoproclamesous le nom de Bokassa Iᵉʳ.


Jean-Bedel (de la contraction de Jean-Baptiste de La Salle) est né dans un petit village situé à une soixantaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui (en Centrafrique). Il perd ses parents à l'âge de six ans. Son père était un chef de village qui s'était rebellé contre les brutalités de l'administration coloniale française et qui fut arrêté, emmené enchaîné à Mbaïki où il est jugé sommairement et condamné à la peine de mort, il sera exécuté en public par des agents coloniaux sur la place du village juste en dehors du bureau de la préfecture le 13 novembre 1927. Marie Yokowo, la mère du jeune Bokassa, se suicide une semaine après l'exécution de son mari. C’est alors que Mbalanga, son grand-père, l'élève et prend en main son éducation.

Jeune adolescent, Bokassa finit par s'enrôler au sein de l'armée française où il gravira les échelons jusqu'à devenir Colonel. Il arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état le 1er janvier 1966. Jean Bedel Bokassa s’est aussitôt fait remarquer à travers "l’opération Bokassa" où l’accent est mis sur la politique agricole. Instaurant le monopartisme dans le pays, et sous la bannière du MESAN (le Mouvement de l’Evolution Social en Afrique Noire), avec comme devise "Zo Kwé Zo", légué par le fondateur Barthélémy Boganda, l’homme se fait appelé "Président à vie". Dix ans plus tard le 4 décembre 1977, il s’autoproclame empereur sous le nom de Bokassa Iᵉʳ. Il va quitter le pouvoir en 1979 et forcé à l’exil. De retour au pays, il emprunte le nom de Salah Eddine Ahmed Bokassa.

Le 20 septembre 1979, alors que Bokassa se trouvait en Lybie, une opération est déclenchée pour le chasser du pouvoir. La capitale, Bangui, tombe sous le contrôle des troupes françaises, c’est l’opération "Barracuda". David Dacko, un ex-président de la RCA qui a également été conseiller pour Bokassa, annonce la fin de l’empire et rétablit la République. Le 1er février 1980, une nouvelle Constitution est approuvée par référendum. Pour sa part, Bokassa se réfugie en Côte d'Ivoire avant de revenir dans son pays en 1986. Il sera jugé, condamné à la prison à vie, puis gracié en 1993.