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Opinions of Friday, 1 September 2017

Journaliste: Boris Bertolt

Graves révélations sur Maxime Eko Eko, le DG de la DGRE (2)


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Dans ma première lettre, j’avais tiré la sonnette d’alarme sur la situation qui prévaut à la DGRE. En effet, cette institution est devenue non seulement un laboratoire de fabrique de dossier pour accabler des paisible camerounais mais aussi un camp de concentration où on fait disparaitre des personnes de la surface de la terre.

Monsieur le président,

Je m’adresse à vous parce que vous êtes le seul qui pourra ramener notre institution à la raison. Tel que nous sommes parti, s’il s’avère que de vrais enquêtes sont lancées et que par hasard les membres des familles des personnes détenues arbitrairement ou assassinées à la DGRE intentent des actions judiciaires à l’internationale, croyez-moi Monsieur le président vous serez mal. Vous serez d’autant plus mal que présentement, même nous qui sommes dans la boite ne maitrisons plus ce qui s’y passe. L’effectif pléthorique que nous gérons est digne d’une prison. La situation serait encore maitrisable si nos détenus n’émanaient que des zones Nord-Adamaoua-Est. Mais avec l’éruption de la contestation anglophone et l’arrivée massive des détenus en provenance du nord-ouest et du Sud-Ouest ça se complique. Les anglophones, contrairement à d’autres traquent les leurs et sont très bien organisés pour que nous continuions dans nos vieilles habitudes.
Monsieur le président,

Durant mi-juillet 2017 l’ONG Amnesty International a sorti un rapport sur le Cameroun intitulé « chambres de tortures secrètes au Cameroun ». Ce rapport a fait état de violations de droits humains et crimes de guerre dans la lutte contre Boko Haram. Les camerounais dans leur ensemble ont trouvé ce rapport « trop corsé » et se sont tous levé comme un seul homme pour soutenir la position du gouvernement en rejetant ce rapport avec la dernière énergie. Tout ceci serait beau si dans la réalité cette publication d’Amnesty était une invention. Mais NON Amnesty International n’a rien inventé. En réalité, pour nous autre qui sommes au four et au moulin, l’ONG n’a que ressorti la face visible de l’iceberg. Eu égard de ce qui se passe sur le terrain en général et à la DGRE en particulier, Je vous demande de considérer ce rapport d’Amnesty International comme un avertissement car, la réalité est plus obscure.

Vous constatez bien que seule votre intervention peut soulager notre auguste institution qui à mon avis a amorcé sa phase de déclin. D’ailleurs, sans cette intervention ils continueront à faire le dos rond aux injonctions de la communauté internationale jusqu’à ce que la réalité nous rattrape, jusqu’à ce que la réalité vous rattrape puisque vous êtes le seul garant de la DGRE. Pour preuve, depuis la sortie du rapport d’Amnesty International c’est le bran le bas dans les autres institutions sécuritaires y compris le BIR. Tous s’arrangent à vider leurs cellules en déférant les détenus devant les tribunaux, mais chez nous ici à la DGRE on triche. Par exemple, les détenus de la DGRE Maroua SALAK ont été transférés à la direction régionale de la DGRE Pitoaré Maroua en lieu et place de la prison au mépris du droit.

Monsieur le Président,

J’agis pour ma conscience et pour le Cameroun. Si rien n’est fait je finirai par rendre public la liste des personnes détenues à la DGRE et briserai par conséquent le secret défense en relatant nommément tous les assassinats qui ont été perpétré. Tout en espérant que cette deuxième lettre vous parvienne je vous prie d’agréer Monsieur le président, l’expression de mon profond respect.

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