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Opinions of Wednesday, 10 November 2021

Auteur: Cameroun Liberty

Epervier: voici pourquoi ils veulent en découdre avec Jean Louis Beh Mengue

Après son départ, son successeur n'a pas lésiné sur les dépenses Après son départ, son successeur n'a pas lésiné sur les dépenses

L'on n'avait jamais un tel niveau de dégradation de la qualité de service chez les opérateurs concessionnaires (téléphonie mobile) au Cameroun depuis l'existence de l'ART. M. Jean Louis BEH MENGUE a été nommé Directeur Général de l'ART par décision du conseil d'administration en 1999 dont le premier PCA était le Dr Robert MBella Mbappe.

A sa création l'ART n'avait ni budget ni locaux ni personnel ni patrimoine et avait bénéficié de la seule et unique subvention de l'état. Pour la location du bâtiment à la nouvelle route bastos devant abriter la Direction générale, l'ART déboursait la somme de 300 millions de francs CFA par an. De par ses missions de régulation, de contrôle et de suivi du secteur des télécommunications, Jean Louis BEH MENGUE a impulsé une certaine dynamique que ce soit par le respect des cahiers des opérateurs, la qualité de service, la protection du consommateur ou encore le recouvrement des créances de l'état.

C'est lui qui décidera du choix du site devant abriter l'immeuble siège de l'ART pour lui donner une visibilité, immeuble qui la cause principale de ses ennuis judiciaires. Une première procédure initiée par le TCS pour détournement publics à abouti à un non-lieu.

Après son départ, son successeur n'a pas lésiné sur les dépenses. Il avait trouvé les vingt milliards destinés à la construction de l'immeuble siège bien au chaud dans un compte dédié. C'est alors qu'à défaut de recevoir les rétro-commissions sollicitées de la part de la bailleresse de l'immeuble de la nouvelle route bastos, il va solliciter la location du bâtiment de Me Emmanuel Mbiam à bastos face ambassade du Nigeria contre fortes retro commissions. La location du bâtiment abritant la Direction générale passera alors du simple presqu'au double (300 contre 540 millions par an).

"Accusé de fautes de gestion a rassuré le journal Kalara".

Le plumitif de l'audience du 03 novembre 2021 signé du greffier Joël Tsik condamne Jean Louis BEH MENGUE à 10 ans d'emprisonnement ferme. Nul ne sait pas quelle alchimie un second plumitif en date du 05 novembre 2021 fixe la peine à un emprisonnement de 20 ans ferme.

Toute cette mascarade réside du fait qu'un groupuscule de prévaricateurs de la fortune publique a été écarté dans l'attribution du marché de la construction de l'immeuble siège de l'ART. Les déboires judiciaires de Jean Louis BEH MENGUE sont considérés comme une sanction pour n'avoir pas voulu céder au trafic d'influence et avoir fait les choses dans les règles dans le marché de la construction de l'immeuble siège de l'ART.