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Opinions of Wednesday, 1 November 2017

Journaliste: Guy hervé FONGANG

Election 2018: voici les ‘candidats de Facebook’ contre Biya


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Le président de la république du Niger Issoufou Mahamadou servant de chauffeur à Bolloré en 2015 traumatise encore les africains.

Chaque jour que Dieu fait, on découvre une nouvelle candidature à la prochaine élection présidentielle au Cameroun. Avec l’avènement des réseaux sociaux on découvre les candidatures aussi farfelues les unes que les autres. Les candidats de Facebook. La démocratie camerounaise, échappe à toute analyse.

Des raisons de se poser la question de savoir en quoi consiste cette maladie contagieuse qui s’est subitement abattue sur les camerounais, faisant croire à n’importe qui qu’il peut être président. 52 candidats se sont déclarés à la dernière élection présidentielle, apportant ainsi une petite note insolite dans cette course au palais d’Etoudi. Après examen des dossiers, ELECAM n’a retenu que 21 candidats.

Le tonneau de danaïdes

La Constitution camerounaise, en son article 6 alinéa 5, règle les critères d’âge (au moins 35 ans révolus à la date de l’élection), de nationalité (nationalité d’origine, ce qui exclut les naturalisés et titulaires d’une double nationalité) et d’antécédent judiciaire (jouissance de ses droits civils et politiques sur présentation d’un bulletin N°3 du casier judiciaire datant de moins de trois mois au moins avant l’échéance).

A ces critères simplifiés de candidature contenus dans la Constitution du Cameroun (il n’y est même pas fait cas du sexe des candidats, encore moins du bulletin de santé, du niveau d’éducation ou de l’appartenance religieuse), se sont rajoutées des formalités fixées par la loi électorale. Il en est ainsi de la condition de résidence continue au Cameroun pendant au moins douze mois consécutifs avant l’élection, contenue dans l’article 117 du Code électoral de 2012.

Les conditions d’investiture des candidats quant à elles sont reprises par l’article 121 du Code électoral précité. Il y est précisé que les candidats à l’élection présidentielle peuvent être investis soit par un parti politique soit par une candidature indépendante soutenue par au moins trois cents (300) signatures issues soit des membres du Parlement ou de Chambre consulaire, soit des conseillers régionaux ou des conseillers municipaux, soit des chefs traditionnels de premier degré, à raison de trente (30) signatures par Région. L’alinéa 3 de l’article précité vient durcir davantage cette formalité.

Pour les partis politiques en prévoyant que pour ceux non représentés à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans un Conseil régional ou dans un Conseil municipal, l’exigence des trois cents (300) signatures s’applique exactement comme prévu pour les candidatures indépendantes. Cette condition est davantage verrouillée par le législateur suite à l’imprécision du texte en ce qui concerne la représentation cumulée ou unique des partis politiques au sein de chacune des institutions.

Banalisation de la fonction présidentielle prolifération inutile des partis politiques

La fonction Présidentielle par son importance ne doit et ne saurait être banalisée. On ne devient pas Président de la République du jour au lendemain. C’est un travail de longue haleine, le combat souvent de toute une vie. Un Président a un parcours, un vécu. En général il ne sort pas du néant, et d’ailleurs très souvent, il est élu en fonction des actes qu’il a eu à poser auparavant. Certains candidats doivent comprendre que l’on ne saurait commencer une chose par la fin.

Nous vivons aujourd’hui dans un pays où toutes les balises de la vertu, de civisme, les exigences morales de la démocratie ont déjà été déracinées. C’est pourquoi nous en sommes arrivés à la désacralisation et à la banalisation de la fonction présidentielle. Or la candidature à l’élection présidentielle devrait se vivre comme une consécration dans l’action politique et le service de la nation, et non pas comme une foire de recherche de reconnaissance et d’affirmation sociales.

Si nous étions dans un pays sérieux, ceux qui ont la charge de ce pays auraient pu prendre des dispositions constitutionnelles pour barrer la voie aux aventuriers. Au Sénégal, la caution à l’élection présidentielle est passée de 6 millions en 2000, puis 25 millions en 2007, pour finalement atteindre 65 millions pour la prochaine élection prévue en 2012.

En laissant la caution stagner à 5 millions de FCFA, notre gouvernement a lui-même ouvert les vannes à un cafouillage indescriptible à la fonction présidentielle, en permettant à qui peut aller prendre un prêt à la tontine du quartier, de postuler à la magistrature suprême !

Si pour les uns une telle caution (65 millions de FCFA) peut permettre de réduire les candidatures fantaisistes, pour les autres, il ne s’agit là que d’une manœuvre pour barrer la route à certains opposants notoirement impécunieux. Mais, ce qui est sûr, peu de candidats accepteront de se jeter à l’eau, surtout qu’il faudra recueillir au moins 5% des suffrages de l’électorat pour espérer être remboursé.

Il y a comme une escroquerie politique qui se profile à l’horizon. Parmi les candidats déclarés, se trouvent peut-être des individus souffrant d’anonymat social ou politique, cherchent à se faire un nom, une popularité, tandis que d’autres, ont pour objectif d’ajouter « ancien candidat à l’élection présidentielle du Cameroun ».

Du virtuel au réel : des candidats à la candidature

Jean blaise Ngwet, représentant au Cameroun d’une marque de produits électroniques, et président du Mouvement patriotique pour le changement du Cameroun (MPCC) a annoncé sa candidature à la prochaine présidentielle au Cameroun. Cabral Libii LiNgué, jusque-là connu comme un brillant panéliste des chaînes de télévision au Cameroun, où il illuminait les débats de sa clairvoyance. Messanga Nyamding le «biyaiste» veut remplacer Biya. Seulement en cas d’empêchement du président Paul Biya à se porter candidat à cette élection.

Bernard Njonga l’ingénieur agronome, ex président de l’Association pour la défense des intérêts des consommateurs, une organisation de la société civile (ACDIC) qu’il a dirigée pendant plus de 10 ans. Garga Haman Adji, est l’un des tous premiers à déclarer depuis septembre 2016, sa candidature à la prochaine élection présidentielle. C’était également au sortir de la convention nationale de son parti, l’Alliance pour la Démocratie et le Développement (ADD).

MaïGari Bello Bouba fait partie des habitués de l’élection présidentielle depuis le retour au multipartisme. Maurice Kamto président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Bernard Mouna l’ancien batonier. Martial de Bissog le journaliste. Serges Espoirs Matomba, premier secretaire du PURS.

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