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Opinions of Thursday, 7 October 2021

Auteur: Nadia Fotso

Destruction des Grassfields: Nadia Fotso met en garde les héritiers de Mbombo Njoya

Feu Ibrahim Mbombo Njoya Feu Ibrahim Mbombo Njoya

Dans une tribune publiée hier mercredi 6 octobre et titré "Prédations et Njitapages programmés", Nadia Fotso attire l'attention des héritiers de feu Ibrahim Mbombo Njoya sur un probable plan de destruction des sociétés traditionnelles des Grassfields. L'écrivaine pense à un plan d'affaiblissement des Bamiléké dont son père a été aussi victime.

Ci-dessous, la tribune de Nadia Fotso

"Le Sultan Njoya est mort à Neuilly comme Fotso Victor à l'Hôpital Américain de Paris …
Ce n'est pas une coïncidence mais simplement la confirmation que c'est un endroit habitué à accueillir des personnalités africaines. Elles y viennent moins pour l'expertise médicale que pour se faire soigner dans un endroit sécurisé où leur intimité sera préservée coûte que coûte à prix d'or… Personne, surtout au pays, ne doit savoir.

Elles y vont trop souvent mourir pour échapper à la prédation de leur propre société et celle de ses administrations… essayer d contrôler et de réussir leur succession sans que les rapaces ne s'en mêlent...Dans le cas de mon père, cela n'a pas marché !

La prédation de Victor Fotso était un njitapage …trop d'argent et un vieil illettré plein d'amour propre et donc totalement vulnérable… une tournante pour une extorsion en bande organisée. L'entourage a pactisé avec le pouvoir et les ennemis du Fô. Sa santé n'était qu'un enjeu financier…

On l'a maintenu en vie pour tout prendre et instrumentaliser sa légende à des fins politiques en lui faisant dire et faire l'innommable. Puis, Fotso est devenu un fardeau, un vieux nègre qui, en dépit de toutes ses médailles, coûtait trop cher pour rien !

La dernière hospitalisation de mon père, même en soins intensifs, des conseils d'administration et des transactions financières se font comme si c'était habituel et légal d'extorquer un malade terminal… Il est question d'un vieil africain// le Cameroun, ses désordres et es coloniaux le rattrapent. No exit!
Le Sultan Njoya est mort à Neuilly comme Victor Fotso à l'Hôpital Américain de Paris.

Tel l'Hôtel Continental de Genève, cela semble être un endroit magique où rien n'est défendu tant qu'on a ce qu'il faut… Espérons que sa succession et son héritage échappent aux rapaces et à une malveillance indéniable qui n'est pas accidentelle de casser les sociétés traditionnelles des Grassfields !"