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Opinions of Tuesday, 23 November 2021

Auteur: BORIS BERTOLT

Crise à l'Université Yaoundé 1: guerre ouverte entre Mvondo Ayolo et Ngoh Ngoh

Les événements de Yaoundé 1 mettent en évidence la bataille farouche qui oppose les deux hommes Les événements de Yaoundé 1 mettent en évidence la bataille farouche qui oppose les deux hommes

La crise qui secoue l'Université de Yaoundé 1 prend des proportions inquiétantes. Suite à l'agression dont a été victime le Recteur de ladite institution dans la journée de lundi 22 novembre 2021, le lanceur d'alertes camerounais Boris Bertolt nous confie que ce dernier agirait sous la protection du Directeur de cabinet civil de Paul Biya, Samuel Mvondo Ayolo. Cette situation, selon lui, a provoqué la colère du ministre secrétaire général de la présidence Ferdiand Ngoh Ngoh qui a décidé de remettre le Pr. Sosso Maurice Aurélien à sa place.

Définitivement cloué au pilori par une fin de rallonge plus qu'imminente et les déconvenues d'un caractère belliqueux, le Recteur de l'Université de Yaoundé 1, Pr. Sosso Maurice Aurélien, est mis à découvert par ses propres turpitudes à la Présidence de la République.

Tout est parti d'une série d'offenses pamphlétaires contre le Doyen de la Faculté des Sciences, Pr. Tchouanke Jean Claude, au sujet d'une banale affaire d'ordinateurs, dit-on, volés. En réalité, le Doyen ici présenté par Sosso comme le "protégé" du Ministre d'État, Ministre de l'enseignement Supérieur, n'était qu'un fallacieux prétexte. La vraie cible du Recteur Sosso c'est le Ministre d'État, Ministre de l'enseignement Supérieur, Pr. Jacques Fame Ndongo, qui n’est certainement pas sain main qu'il veut, par tous les moyens y compris par des tours de passe-passe pamphlétaire, faire tomber son Ministre de tutelle.

Seulement, dans une bataille de chiffonniers où malheureusement ses propres pamphlets ont été mis à nu, nombre de vérités susceptibles de compromettre, très sérieusement, sa rallonge de 2 ans comme Recteur, ou sa nomination au poste de Ministre, Pr. Sosso accuse certains de ses collaborateurs de félonie et de perfidie. Ainsi, a-t-il désigné, irrationnellement, certains hauts responsables nommés par la Chef de l’Etat, persona non-grata, à l'Université de Yaoundé 1. Une hérésie administrative jamais vue.

Après avoir mis sa folle et détraquée décision à exécution, les vigiles de police-campus seront filmés en train de tenter de barrer, sur instruction du Recteur Sosso, l'accès au campus à deux Directeurs. La vidéo est partagée sur Facebook et devint aussitôt virale. Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et la Présidence de la République sont informés.

Or, c'est au Secrétariat Général de la Présidence de la République que Sosso obtint, en janvier 2020, sa première rallonge. Mais esquive, pour négocier une seconde rallonge, le Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence de la République et engage plutôt d’autres tractations auprès du Ministre Directeur du Cabinet Civil.

On comprend bien qu’entre 2020 et aujourd’hui, la guerre de succession a pris le pas sur les amitiés. Sosso a donc choisi son camp. Rien n’est surprenant, car en réalité, comme à son habitude, il se joue de joue des alliances. Il faut dire que le Pr Sosso à la suite du scénario de la bagarre dans son cabinet en janvier dernier, le Secrétaire Général de la Présidence de la République avait clairement fait comprendre à son ami Recteur que ce genre de situation était très embarrassante.

Ayant compris que les choses avaient changé, le Pr Sosso qui s’est réconcilié avec son épouse qui avait pourtant demandé un divorce utilise les réseaux de la tante de celle-ci qui n’est personne d’autre que l’épouse du Directeur du cabinet civil.

Interpellé sur la série d’événements qui se joue à l’Université de Yaoundé 1 depuis un certain temps, le Recteur Sosso nie les faits. Or le vigile de police-campus répète clairement qu'ils ont reçu l'ordre de ne pas laisser entrer M. Enyegue et son épouse, Pr. Mandop Damaris qui, au forceps, entrent quand-même à l'Université puisque véhiculés.

D'ailleurs, le Recteur Sosso fera sceller le véhicule de M. Enyegue par des gros bras recrutés pour la sale besogne. La scène est également filmée et la vidéo publiée dans les réseaux sociaux, mais Sosso, tel un gamin, ni les faits devant le DCC, SGPR.

La vérité relative à cette affaire est que, Pr. Sosso n'imaginait pas que son jeu serait démasqué par sa hiérarchie. En voulant comme dans son habitude mater ses collaborateurs, il s'est heurté au Pr. Mandop Damaris Epse Enyegue qui a eu le courage de dévoiler le véritable visage tyrannique et méprisant du Recteur Sosso, d'abord en répondant courageusement à une lettre d'observation, ensuite, en filmant les agents de sécurité répétant, mot à mot, les instructions du Recteur Sosso à leur encontre.

Rappelons que Sosso lui-même apparaît sur l'une des vidéos et aurait en toute évidence entendu M. Enyegue Benoît lui rappeler qu'il n'a aucun droit de lui interdire l'accès à l'Université. Donc, le moins que l'on puisse dire est que Sosso est réduit à jouer au renégat dans l'espoir de sauver sa tête à l'Université de Yaoundé 1. Mais une chose est sûr les événements de Yaoundé 1 mettent en évidence la bataille farouche qui oppose le Ministre d’État, Secrétaire Général de la Présidence de la République, Ferdinand NGOH NGO et le Ministre Directeur du Cabinet Civil, Samuel Mvondo Ayolo.