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Opinions of Saturday, 1 September 2018

Journaliste: Michel Biem Tong

Assassinats, escroquerie: un réseau de faux combattants ambazoniens demantelé


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Des voix se plaignant des agissements de groupes de jeunes se réclamant des Ambazonian Defence Forces se font de plus en plus entendre dans le British Southern Cameroon. Leur mode opératoire consiste à agresser, tuer, kidnapper les populations, exiger des rançons comme c’est le cas depuis quelques jours. Mais les populations ne les reconnaissent pas comme de vrais combattants indépendantistes.

Contactée, une habitante de Buea (ex-capitale du Southern Cameroon) soutient dans un voice message envoyée via whatsapp qu’il ne s’agit pas de combattants indépendantistes anglophones : « les vrais ‘Amba Boys’ (appellation usuelle des combattants indépendantistes anglophones, ndlr) ne tuent pas les populations, n’agressent pas, n’extorquent pas de l’argent, ne kidnappent pas les populations pour exiger des rançons », soutient la dame.

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Cette habitante de Buea accuse certaines élites basées à Yaoundé et élus locaux de sponsoriser ces jeunes malfrats dans le but de jeter du discrédit sur les vrais combattants indépendantistes : « au contraire, les Amba Boys ont libéré des jeunes récemment pris en otage par ces faux ‘Amba Boys’ à Nda Mbatu (zone nord du Southern Cameroon) ». L’auteur de ces lignes a lui-même reçu plusieurs vidéos de faux combattants ambazoniens arrêtés par de vrais pour avoir violé des jeunes filles, volé un téléphone ou agressé.

Dans une lettre adressée à l’activiste ambazonien basé au Canada et journaliste John Mbah Akuroh le 14 juillet dernier, un ministre anglophone qui a requis l’anonymat avait annoncé que le pouvoir oblige les élites du Southern Cameroon à monter des groupes de jeunes pour commettre des larcins et les attribuer aux « Amba Boys » afin de monter les populations contre eux. Dans sa seconde lettre au même destinataire le 13 août dernier, le ministre a révélé qu’un ponte du régime Biya a acquis le droit de faire entrer les armes par le Port de Douala pour le compte du maire de Buea, Patrick Ekema et sa police municipale. Nous y reviendrons.

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