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Opinions of Tuesday, 30 November 2021

Auteur: Marthe Cécile Micca

Alternance à la tête du Cameroun: les Sudistes face au défi de la conservation du pouvoir

Une problématique qui interpelle vivement Une problématique qui interpelle vivement

La classe politique du Sud, dispose t'elle des armes nécessaires, pour affronter les affres liées à la conservation du pouvoir ? Une problématique qui interpelle vivement.

Les Sudistes, ne seront-ils pas les grands perdants en essayant de vouloir conserver le pouvoir à tout prix ? Les Sudistes n'ont pas pensé à des positionnements stratégiques d'avenir, mais sachant que le Président de la République Son Excellence Paul Biya a pris de l'âge, ils essayent de se réveiller. Tout en organisant çà et là des colloques, des rassemblements entre ressortissants du sud. Si les Sudistes avaient pensé à copter ou à promouvoir une élite administrative, politique, intellectuelle, économique et même démographique, nous serions peut être mieux placé pour aller dans cette course de conservation de pouvoir.

D'autres régions ont des composantes assez fortes. Il s'agit des composantes académiques, stratégiques, politiques et économiques. Nous Sudistes qu'avons-nous réellement ?
L'argent détourné dans les caisses de l'état sera-t-il assez pour conserver à long terme le pouvoir?
L'Élite du Sud est-elle prête à supporter les frais de la conservation du pouvoir? Ont-ils prévu dans leur agenda que cette conservation de pouvoir pourra fortement créer d'autres poches de revendications, d'autres poches ethno-fascistes, d'autres poches identitaires et ce sera une énigme à résoudre.

Par ailleurs, ne perdons pas de vue le fait que les Sudistes ne bénéficient pas du capital sympathie d'autres régions. La cohorte de l'élite sudiste aura-t-elle les outils stratégiques pour conserver le pouvoir ? N'auront-ils pas envie de conserver le pouvoir au point où, à force de maintenir ce pouvoir ils peuvent déclencher une guerre civile au Cameroun.

L'impréparation de la classe politique sudiste est visible. Macky Sall avait été préparé et présenté en public. Au Cameroun nous n'avons aucune lisibilité permettant d'entrevoir l'avenir politique du Cameroun après Paul Biya.

Tous les potentiels successeurs ont vieilli, du conseil constitutionnel, au Sénat, en passant par la chambre basse du parlement, pour ne citer que ceux-là...

La logique de défiance exige des Hommes forts, malheureusement notre élite est préoccupée à se régler les comptes en interne. L'élite du Sud ne fait pas fière allure, même dans sa propre demeure. Elle est dans des discours d'hétéro-destruction: " je vais te broyer politiquement etc...", Voilà le discours des aînés du Sud envers les cadets, censés être la relève.

Les autres régions lorgnent également le pouvoir. Face à ce défi, l'élite du Sud est-elle capable de porter un mouvement de conservation de pouvoir ?

Je vois ça et là des Mouvements Franckistes, les porteurs de ce projet doivent être attentifs sur le fait que, le seul nom de Franck Emmanuel Biya ne suffira pas pour rendre les autres couacs. Il y aura un émoi, faisons une sociologie comparative avec le Gabon, ainsi nous comprendrons que les enjeux restent énormes... Toutefois la volonté manifeste de conserver le pouvoir, étant le leitmotiv du parti au pouvoir auquel appartient, la majorité de notre élite est un combat qui nécessite l'accompagnement des populations. Il serait donc convenable pour les populations du Sud, tout en relevant les manquements de notre élite, de s'accorder à soutenir ceux-là qui sont au-devant de la scène.