Ernestine Nadia Mbakou publie l'histoire. Elle fait réagir plusieurs personnes sur les réseaux sociaux. Allons à sa découverte.
Je m'appelle Lydie. Je suis mariée depuis quelques années à un homme non seulement difficile mais aussi radin. Nous avons 4 enfants. J'ai enduré ce mariage comme un calvaire. Mon mari ne voulait pas que je travaille. J'ai dû abandonner mon poste de secrétaire à l'hôpital pour me concentrer exclusivement à ma famille.
Pour manger à la maison, c'était un combat de titans et mon mari est exigeant. Il ne consomme pas certains plats qu'il juge pas assez nutritifs. Pour parvenir à nous nourrir, je dois compter sur l'aide de ma propre mère et des petites ventes en ligne pour faire à manger. Mon mari gagne pourtant bien sa vie.
Chaque demande financière est comme une attaque mystique pour lui. J'ai parlé à sa mère qui m'a répondu que son fils souffre le martyr pour gagner son argent. Je n'ai pas à regarder ce qu'il fait avec son salaire. C'est à eux qu'il donne la moitié de sa paie. Il y a quelques mois, il m'a annoncé qu'il allait prendre une seconde femme, j'étais choquée. J'ai dit qu'il n'arrive pas déjà à gérer une femme, une deuxième lui servira à quoi ? Il a failli arracher mes yeux en disant que je suis méchante et que je ne veux pas son bonheur. Sa famille s'est versée sur moi que je n'ai pas à intervenir.
Ma mère m'a demandé de garder mon calme et de regarder faire. Nous avions signé polygamie. Je n'avais donc aucun recours légal de lui faire renoncer à son projet. La seconde femme est arrivée et dès la première rencontre avec elle, j'ai compris que les choses ne seront plus comme avant. Je me suis demandé si mon mari s'en était rendu compte.
Elle m'a à peine regardée, se contentant de demander où était sa chambre. Je me suis tenue à l'écart car je ne voulais pas de problème. Une semaine après son arrivée, je l'ai entendue se disputer avec notre mari. Elle lui demandait de laisser l'argent pour les courses. Le mari se défendait en disant qu'il n'avait pas assez d'argent, elle devait se débrouiller pour faire à manger comme je le faisais déjà.
J'ai entendu un silence et ensuite mon mari qui gémissait en promettant de lui donner de l'argent. Elle est venue me voir et m'a tendu ma part. « Tiens, c'est pour toi. Tu fais la cuisine quatre jours et moi trois ». Et c'était tout. C'était beaucoup d'argent. Je ne comprenais pas.
Quelques jours plus tard, je l'ai encore entendue se disputer avec le mari. Elle disait que les enfants avaient besoin de nouvelles tenues pour l'école, ils devaient donner l'argent pour l'achat. Notre mari s'est mis à discuter. Je suis allée guetter pour voir ce qu'il se passait. J'ai trouvé ma coépouse en train de tordre le bras de notre mari qui hurlait. Il promit de donner l'argent nécessaire. Elle est venue me voir et m'a tendu l'argent : « Tiens, c'est pour la tenue des enfants ».
Je ne comprenais plus rien à ce qu'il se passait chez moi. Pendant les fêtes de fin d'année, elle a récupéré l'argent pour que j'achète les jouets aux enfants. Notre mari s'est mis à vociférer en disant qu'il ne lui devait rien à elle, ce n'était pas ses enfants. Elle a tordu son bras en lui demandant : « C'est les tiens. Tu crois que c'est le voisin qui va s'en occuper peut-être ? ».
J'ai compris que je ne m'étais pas trompée : ma coépouse était une femme à part. J'ai vu venir ma belle-famille il y a quelques jours. Ma belle-mère exigeait que cette femme parte. Selon elle, depuis son arrivée, son fils ne prend plus soin d'elle.
Ma coépouse leur a répondu : « C'est un homme marié avec deux femmes et des enfants. Il commence chez lui. Il prend soin des siens. Désormais, débrouillez-vous ». Ma belle-mère a voulu répliquer, elle lui a tordu le bras. Ma belle-mère s'est excusée et est ressortie avec ses filles. Notre mari était caché dans sa chambre.
Il m'a dit le matin qu'il devait renvoyer la seconde femme, que c'était moi qui avais raison. Nous sommes très bien tous les deux. Je lui ai répondu que je n'étais pas d'accord. Il était temps d'aller faire la dot de la seconde femme et que j'étais prête à contribuer pour ça. Je suis prête à utiliser mes économies pour organiser leur mariage. Il s'est mis à vouloir me menacer, je lui ai dit qu'il me suffit d'appeler la seconde épouse pour lui raconter la scène, il s'est excusé et est parti en colère.
Je célèbre la vie de ma coépouse. J'ai demandé au seigneur d'augmenter cent ans sur sa vie. Je n'ai jamais été aussi heureuse depuis son arrivée. Elle m'a même conseillé de reprendre mon travail car les enfants n'étaient plus des bébés et qu'on pouvait avoir de l'aide pour les garder. J'en ai parlé à notre mari. Lorsqu'il a voulu s'y opposer, je lui ai dit que c'était une idée de sa seconde épouse, il a aussitôt approuvé qu'elle avait raison.
Ma belle-mère s'est rapprochée de moi pour me dire qu'elle est prête à négocier si je l'aide à faire partir l'autre, je lui ai répondu qu'elle est invitée à la dot de sa seconde belle-fille que j'organise personnellement. J'aimerais savoir si j'ai mal agi ?









