Culture of Saturday, 12 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Journée internationale des chorégraphes : Germain Djel remet le chorégraphe au centre de la scène

Germain Djel et des artistes lors de la Journée internationale des chorégraphes au Musée national Germain Djel et des artistes lors de la Journée internationale des chorégraphes au Musée national

Le public applaudit le danseur. Il connaît moins souvent le nom de celui qui a construit le geste, choisi le rythme, organisé l’espace et répété chaque transition. Germain Djel veut faire sortir ce métier de l’ombre.

La quatrième édition camerounaise de la Journée internationale des chorégraphes a réuni artistes et professionnels au pôle Danse du ministère des Arts et de la Culture, au Musée national de Yaoundé.

L’événement, initié par le chorégraphe Germain Djel, a été publié dans l’actualité culturelle du 11 septembre.

Sous le thème des créateurs de styles et de formes de danse, les participants ont insisté sur le travail de conception qui précède le spectacle. André Takou Saa, fort de quarante-trois ans d’expérience, a rappelé que la chorégraphie est une construction et pas une simple suite de mouvements.

La reconnaissance professionnelle implique plus qu’une journée d’hommage : contrats écrits, droits d’auteur, crédit dans les affiches et captations, rémunération des répétitions et accès aux résidences. Dans les clips, spectacles populaires et cérémonies, le chorégraphe reste encore souvent invisible dans les génériques.

Valoriser le métier peut aussi ouvrir une filière économique, entre formation, tourisme culturel, audiovisuel et exportation des créations. Le prochain pas serait de documenter le nombre de professionnels, leurs conditions de travail et les mécanismes de protection de leurs œuvres.