Culture of Tuesday, 29 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Indira Baboke : Quand le commentaire dépasse la limite

'Occupez-vous de vos affaires !' 'Occupez-vous de vos affaires !'

Des voix s’élèvent pour dénoncer la médiatisation excessive des tensions autour de la vie sentimentale et familiale d’Indira Baboke.

Il faut savoir raison garder SVP! Qu’une famille connaisse des divergences, des désaccords, des interrogations ou même des tensions autour du choix sentimental de l’un de ses enfants n’a, en soi, rien d’exceptionnel.

Vrai ou faux, toutes les familles humaines connaissent, à des degrés divers, ces réalités...

Pourquoi faudrait-il alors transformer les éventuelles divergences d’une famille en feuilleton public, en procès à charge et, surtout, en récit où s’entremêlent insinuations, accusations financières, secrets supposés et jugements sur les personnes ?
C’est une attitude ubuesque et insensée !

Indira Baboke est une jeune femme adulte. Elle a déjà construit une trajectoire personnelle, universitaire, professionnelle et artistique.
Elle est désormais engagée dans un projet de vie avec l’homme qu’elle a choisi.

On peut commenter publiquement une cérémonie devenue médiatique. On peut analyser le phénomène people, les rapports entre musique, célébrité, religion, tradition et réseaux sociaux...

Mais peut-on, pour autant, s’arroger le droit de fouiller les supposées blessures d’une famille, d’attribuer des intentions à ses membres et de transformer des rumeurs en vérités ?

La question mérite d’être posée.

Quant aux accusations de blanchiment d’argent, aux montants avancés, aux prétendus secrets familiaux ou aux intentions prêtées aux uns et aux autres, elles ne devraient jamais être présentées comme des faits sans éléments probants. Il y a surtout quelque chose de profondément disproportionné dans cet acharnement.

Pourquoi empêcher cette jeune dame de faire, elle aussi, son chemin ?
Elle n’est pas condamnée à reproduire les choix / les schémas, les goûts ou les attentes de son entourage. Elle a le droit de se tromper, de réussir, d’aimer, de choisir et d’assumer ses choix. Et si des désaccords existent au sein de sa famille, ils appartiennent d’abord à la famille.

Occupez-vous de vos affaires !

La vie privée ne devient pas un bien public simplement parce que ses protagonistes sont connus. Au fond, cette affaire devrait nous ramener à une vérité beaucoup plus universelle : nous ne sommes pas propriétaires de la vie des autres.

Laissons donc aux familles leurs conversations, aux adultes leurs choix et aux faits leur place. Le journalisme, lorsqu’il est digne de ce nom, éclaire. Il ne fabrique pas des coupables à partir de suppositions.

Tommy Mbega