À Ombé, des élèves et étudiants consacrent une semaine à des savoirs rarement enseignés ensemble : obtenir un acte d’état civil, enregistrer une terre, créer un emploi, chercher un financement et prévenir les conflits. CAMCUDA promet de toucher 1 500 jeunes du Fako.
La Cameroon Cultural and Development Assembly organise son neuvième atelier annuel au centre de formation d’ENEO. Du 26 au 31 octobre, environ 300 participants issus d’établissements secondaires et supérieurs sont attendus chaque jour. Le programme couvre les procédures d’état civil et foncières, l’auto-emploi, la mobilisation de ressources, la construction de la paix et d’autres préoccupations de jeunesse. Le projet, autrefois connu sous le nom de MEVCUDA, affirme avoir formé des milliers de jeunes en près d’une décennie.
L’intérêt du format réside dans le passage du principe à la démarche. Beaucoup de jeunes connaissent l’importance d’un acte de naissance, d’un titre foncier ou d’un plan d’affaires sans savoir quel guichet saisir, quels documents réunir ni quels frais sont légaux. Une formation utile doit fournir des procédures actualisées, des contacts et des cas pratiques. Sur l’entrepreneuriat, elle doit éviter de promettre qu’une idée ou un certificat suffit à créer une entreprise viable.
CAMCUDA reconnaît que le financement reste fragile et sollicite davantage de partenaires. Cette dépendance peut interrompre une initiative appréciée si elle n’est pas institutionnalisée. Les organisateurs devraient mesurer ce que les participants accomplissent après six mois : documents obtenus, activités lancées, conflits évités, inscriptions ou emplois. Les établissements partenaires peuvent intégrer certains modules dans l’orientation scolaire. Une semaine hors les murs devient réellement éducative lorsque les jeunes reviennent avec une compétence utilisable et un recours en cas de blocage.









