Culture of Monday, 26 January 2026

Source: www.camerounweb.com

'Est-ce que Dieu pourra me pardonner un jour ?'

C'est la question que se pose la jeune fille. Dieu pourra-t-il lui pardonner ses péchés, se demande-t-elle, elle qui a tué beaucoup d'enfants.

J'ai 23 ans aujourd'hui, j'ai commencé l'avortement depuis mes 18 ans, cela ne fait même pas un an que j'ai avorté en juillet 2025 et j'avais fait une fausse couche en janvier 2025. L'enfant était sorti de lui-même sans médicament ni rien.

Aujourd'hui, je suis encore enceinte, je me demande s'il faut que je prenne le risque en gardant mon bébé ou avorter pour que l'enfant ne souffre pas plus tard. Je suis en Europe, dans un pays difficile, je n'ai aucune famille, je me loge et me nourris toute seule, je précise que je suis étudiante salariée.

Le père de mon bébé est étudiant comme moi, il n'a rien, il ne travaille plus, aucune activité, c'est même moi qui interviens de temps en temps. Je vous assure que je ne suis pas une mauvaise fille, je ne sais pas comment vendre les fesses à un homme, si je tombe enceinte, c'est parce que je donne mon corps par amour, mais malheureusement l'homme n'est pas prêt.

J'ai envie d'avorter, mais malheureusement pour moi, je serai à mon troisième avortement. J'essaye de me battre pour mes parents pauvres qui ont donné de leurs économies pour m'envoyer étudier en Europe. Je suis en fin de cycle, comment ferai-je pour valider mes examens finaux ?

Avec la fatigue de la grossesse, comment je réussirais mes missions en entreprise ? Je suis entre deux grands dilemmes : donner vie ou priorité à la réussite ? Ma conscience n'est pas à l'aise, ma vie n'est pas facile.