Pour un artiste, la gouvernance d’une société de gestion n’est pas une affaire de couloir. Elle décide qui collecte, comment l’argent est tracé et à quel moment une chanson diffusée devient enfin un revenu versé.
Le ministère des Arts et de la Culture a installé le 3 septembre un groupe de travail chargé d’organiser le renouvellement des organes dirigeants de la Société civile des droits voisins. La relance intervient après environ quatre années de flou sur le fonctionnement de la structure.
La SCDV représente notamment artistes-interprètes, musiciens et producteurs. Elle doit percevoir puis redistribuer les rémunérations liées à l’exploitation des œuvres. Le groupe de travail, présidé par le magistrat Augustine Cyril Bikok Mbaby, rassemble administrations et professionnels du secteur.
L’élection ne suffira pas si elle ne rétablit pas la confiance. Le corps électoral, les conditions de candidature, le calendrier, les voies de recours et l’accès aux informations financières doivent être rendus publics. Les artistes ont également besoin d’outils leur permettant de vérifier déclarations, diffusions et paiements.
La société avait été constituée en 2017 ; sa réorganisation doit donc répondre à une question simple : comment chaque franc collecté rejoint-il son bénéficiaire ? La transparence électorale ouvre la porte.
La transparence comptable décidera si les créateurs la franchissent.









