L’affaire de bail entre les influenceuses et entrepreneures Chelsy Suzy et Blanche Bailly commence par dépasser les bornes, du point de vue du journaliste Boris Bertolt. Le proche de Jean-Pierre Amougou Belinga déplore que la communauté cherche à intoxiquer la relation entre les deux célébrités et à les accuser de tout et de rien. Il a fait une sortie à cet effet que voici.
Quand la réussite d’une jeune dame aux grandes ambitions dérange. Dans notre société, il arrive souvent que le succès d’un individu devienne paradoxalement la source de son propre tourment. L’affaire qui entoure aujourd’hui Chelsy Suzy en est une illustration frappante.
Voilà une jeune fille, manifestement entreprenante et déterminée à sortir la tête de l’eau, se retrouve au centre d’une polémique qui dépasse largement le simple cadre d’un différend privé. Depuis quelques semaines, Chelsy Suzy et l’artiste Blanche Bailly entretiennent une relation contractuelle de location d’un espace à usage commercial.
Selon les informations disponibles, la locataire verserait un loyer hebdomadaire de 40 000 francs CFA, dont douze semaines ont déjà été perçues. Jusque-là, il s’agit d’un arrangement classique entre deux personnes, relevant du domaine privé et qui, en principe, ne devrait susciter ni passion ni agitation publique.
Pourtant, à mesure que la notoriété de Chelsy Suzy grandit, une cabale semble se mettre en place. Les critiques fusent, les jugements se multiplient et, plus grave encore, certains discours glissent dangereusement vers des considérations tribales.
Dans un pays qui aspire à l’unité et au vivre-ensemble, il est regrettable de voir un différend personnel être autant instrumentalisé pour attiser des divisions ethniques, allant jusqu’à établir des liens improbables avec son appartenance politique. En date, Chelsy Suzy n’a aucune carte d’un parti politique.
Il convient de rappeler un principe simple : la réussite ne devrait jamais être un motif de condamnation sociale. Si un désaccord existe entre deux parties, les mécanismes légaux et contractuels sont là pour y répondre. À ce jour, rien n’indique que Chelsy Suzy ne soit une personne à problème ; au contraire, si la rupture du contrat devait intervenir, elle suivrait naturellement les voies prévues par les parties.
Au-delà de cette affaire, la véritable question est celle de notre capacité collective à accepter l’ascension des autres. Une jeune femme qui travaille, innove et tente de s’élever ne devrait pas devenir la cible de frustrations ou de discours haineux. Dans une société qui veut avancer, l’énergie devrait être consacrée à encourager l’initiative plutôt qu’à alimenter les polémiques.









