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Diasporia News of Lundi, 23 Avril 2018

Source: camer.be

Un étudiant camerounais menacé d'expulsion en Belgique

Il est sous le coup de menace d'expulsion parce qu'il travaille au noir Il est sous le coup de menace d'expulsion parce qu'il travaille au noir

Menacé d’expulsion pour travail au noir, Gabriel, étudiant à l’ULB, voudrait finir ses études: «Je vous prie de m’aider» Gabriel Hervé Domgue, un Camerounais inscrit à l’ULB (Université libre de Bruxelles) et volontaire chez Oxfam, a été arrêté le 8 avril et transféré le lendemain en centre
fermé, a annoncé vendredi le Collectif contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation (CRER).

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Dominique Ernould, la porte-parole de l’Office des Etrangers, explique dimanche qu’il est arrivé avec un visa valide, mais qu’il a reçu depuis des ordres de quitter le territoire en 2013, 2014 et 2015. Son arrestation en avril est liée à un flagrant délit de travail au noir.

Menacé d’expulsion à compter de mercredi, le jeune homme a lancé un appel aux autorités belges afin d’avoir la possibilité de terminer ses études: «J’ai des examens à passer dès le 7 juin et un mémoire sur lequel je travaille et que je dois également présenter en juin. La remise de diplômes est fixée au 13 septembre. Je vous prie, chères autorités, de bien vouloir m’aider afin que je puisse terminer mes études dans le but d’être utile une fois rentré dans mon
pays».

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Gabriel Hervé Domgue est arrivé en 2011 avec un permis de travail dans le cadre d’un stage. Pour compléter ses compétences, il a pris un diplôme en gestion de projets en 2012, puis s’est inscrit à l’ULB. Il est actuellement en master 2e année à l’IGEAT (Institut de Gestion de d’Environnement et de l’Aménagement du Territoire).

Les autorités de l’ULB se renseignent plus en avant sur sa situation, notamment auprès de l’Office des Etrangers, a indiqué vendredi soir le porte-parole de l’université Nicolas Dassonville.

Le CRER condamne fermement l’arrestation et la détention de l’étudiant et demande sa libération immédiate. Le collectif dénonce plus largement «la traque» menée par
l’Office des étrangers