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Diasporian News of Tuesday, 30 June 2015

Source: Mutations

Affaire Teyou: l'incendiaire de l’hôtel de ville de Besançon prêt à recidiver

Une expertise psychiatrique a été demandée, le réfugié politique camerounais sera jugé le 25 septembre.

Comme prévu et annoncé, Zephirin Bertrand Teyou n’a pas été jugé ce lundi après-midi lors de la procédure de comparution immédiate. Le président du tribunal correctionnel a jugé indispensable que soit pratiquée une expertise psychiatrique de l’incendiaire de l’hôtel de ville de Besançon. On le sait, ce dernier a mis le feu, à l’aide de bouteilles contenant de l’essence, dans la maison communale où ont lieu les séances du conseil municipal et les mariages jeudi vers midi.

La procureur Parietti a pareillement demandé une telle expertise psychiatrique. « Il n’avait pas voulu s’y soumettre précédemment dans le cadre d’un suivi socio-judiciaire », a-t-elle précisé. Le défenseur, Me Caroline Espuche se substituant à Me Hakkar, s’est aussi joint à cette demande avant de s’en rapporter au tribunal.

L’examen du dossier a donc été reporté. Le réfugié politique camerounais qui bénéficie d’un titre de séjour de dix ans délivré en 2013 et donc valable jusqu’en 2023 sera jugé sur le fond le 25 septembre prochain. Son maintien en détention provisoire a été prononcé par le tribunal.

« J’ai préparé un courrier sur l’opportunité d’une telle décision que je transmets au tribunal de grande instance. Je fais une demande de liberté inconditionnelle. J’évoque les raisons juridiques. J’estime que le tribunal n’est pas compétent et demande la réunion d’un tribunal pénal international compétent en droit international vu mon statut de réfugié politique », a déclaré le prévenu à l’audience. Il demande par ailleurs « la garantie de sa sécurité ».

La procureur Parietti n’a pas manqué de répondre à pareille demande : « M. Teyou a commis une infraction de droit commun et le tribunal est parfaitement fondé à le juger pour destruction volontaire d’un bien ». Surtout, la magistrate a rapporté des propos du prévenu durant sa garde à vue et ses auditions au commissariat de police : « Il a redit qu’il était écrivain et a redemandé qu’on l’aide à monter une maison d’édition en France. Il a eu aussi cette formule face aux enquêteurs, tant que je n’aurai pas gain de cause pour la maison d’édition, dès la seconde même où je ressors, je commets un acte encore plus retentissant que celui de la mairie ».

Calme face au tribunal, le verbe un peu plus retenu que de coutume, Zephirin Bertrand Teyou n’a pas réagi à son maintien en détention. Il a tendu ses poignets aux gardiens de la maison d’arrêt l’escortant pour qu’ils lui passent les menottes.

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