Actualités Criminelles of Friday, 25 September 2026

Source: www.camerounweb.com

Décès d'une élève au Collège Catholique De Lasalle : La version d'un prêtre sur le drame

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Une élève de 12 ans du Collège catholique De La Salle à Douala est décédée le 11 septembre 2026 après avoir été retrouvée inconsciente dans les toilettes de l’établissement. Son père affirme qu’un médecin légiste aurait évoqué la présence de sperme, soulevant l’hypothèse d’une agression sexuelle, mais, selon l'Abbé Etienne Bakaba, surnommé "Le Mannequin de Jésus", cette information reste à confirmer par les expertises judiciaires.

Une élève de 12 ans en classe de 5e au Collège catholique De La Salle à Douala, est retrouvée inconsciente dans les toilettes de l'établissement par un personnel. Nous sommes le vendredi 11 septembre 2026, entre 16h et 16h30.

L'enfant est assise à même le sol, dans les toilettes, tenue de classe mouillée, langue pendante, les yeux retournés. Ce sont ses camarades filles, qui signalent à la surveillance le malaise de la pauvre. Arrivé dans les toilettes, le surveillant hésite à pénétrer. Il s'agit bien des toilettes pour filles. Il s'informe pour savoir si l'enfant est habillée. La réponse affirmative des camarades lui permet d'entrer dans les toilettes. Il porte l'enfant jusqu'à l'infirmerie du Collège. Face au cas jugé critique, l'enfant est évacuée à l'hôpital Laquintinie où son décès est constaté. Son papa est déjà à l'hôpital au moment de la constatation du décès ayant été appelé par le Collège. Il est rejoint par sa cousine médecin, qui s'unit à ses collègues de la santé. Le papa sort de la Salle des soins. Il est ensuite rappelé pour être mis au courant de la tragédie. (Je ne voudrais pas rentrer dans le quiproquo d'une autre jeune fille de 12 ans décédée et admise dans la même salle de soins. Ses parents ont révélé à la télévision qu'elle est morte de mort naturelle) Je me consacre sur l'élève de De La Salle.

Rebondissement

Dans une vidéo, papa Henri Moukoko, père de l'enfant, affirme que le médecin légiste qui a osculté l'enfant lui a dit, en présence des forces policières et des infirmières, qu'on a retrouvé du sperme dans le vagin de sa fille. Le papa fait cette déclaration dans une vidéo mardi dernier.

A propos du Point de presse non ténu

Mercredi, un post sur les réseaux sociaux annonce un point de presse à tenir par le papa de l'enfant, au niveau du Collège de la Salle, sans en informer les responsables du Collège. Les autorités sécuritaires mises au courant, deploient la police sur les lieux par mesure de sécurité. J'ai vu ces policiers placés là, à l'entrée du Collège, sans aucune violence même pas verbale, sans aucune intimidation, causant avec des parents venus chercher leurs enfants à la sortie des cours, demandant aux habituels commerçants postés en face du Collège de faire place. De l'autre côté de la route, en face du Collège, un peu plus d'une vingtaine de journalistes attendent l'arrivée du papa de l'enfant décédée. La police évidemment ne permet pas aux journalistes d'entrer au Collège.

Il n'en avait aucun motif. Aucun d'eux n'a même essayé de se dissimuler comme parent pour avoir accès au Collège. Le papa n'arrive finalement pas. C'est un leader syndical des journalistes, Sieur Nathanaël Ndjog qui se pointe, disant être porteur d'un message de la famille. Je le paraphrase : devant la forte militarisation de l'entrée du Collège, le papa d'Ozanne a décidé de reporter son adresse à la presse à une date ultérieure, cette fois-ci à son domicile familial. Je quitte les lieux à 14h15.

Curiosité

Pourquoi ce point de presse n'a pas eu lieu aujourd'hui ?... S'il y'a des informations avérées à passer à la presse, pourquoi attendre ? S'il y a des preuves connues, attestant le viol, pourquoi attendre?

Faiblesse du travail journalistique

Je suis déçu par la légèreté de ceux qui sont venus couvrir l'information. Pourquoi n'avoir pas essayé de joindre le papa en question après que lui n'ai pas eu la possibilité de venir au Collège ?

Sont-ils allés enquêter auprès du personnel médical de Laquintinie pour confronter la déclaration en vidéo sur la présence du sperme sur la fillette? Le père de l'enfant attribue bien cette déclaration au médecin légiste de Laquintinie, en présence de la police et des infirmières. Une bagatelle d'une dizaine de témoins facilement questionables.

Et si la thèse de la présence du sperme sur la fillette est avérée, il faudrait donc conclure qu'il y a eu agression sexuelle, viol. Alors, viol Où ? Quand? Par qui? Et pourquoi ? Chacune de ces questions déchire le coeur, à la simple idée d'imaginer la thèse du viol vraie. Il s'agit d'un ENFANT. Mon Dieu!

Dans le ''où''

On peut interroger les différents déplacements de l'enfant au collège ce vendredi tragique. Entre sa présence à la messe de rentrée scolaire qui était célébrée, où on l'a vue donnant la paix du Christ tout sourire, sa présence aux cours, sa descente dans les toilettes, son comportement pendant les deux pauses, les déclarations de ses camarades sur son malaise et finalement sa découverte, inconsciente dans les toilettes. Le ''où'' est très sensible parce que si ces faits macabres se seraient tenus dans l'enceinte d'un établissement scolaire, catholique, le scandale serait sans précédent et l'on comprendrait la colère justifiée, l'indignation et l'appel de l'opinion publique à la fermeture de la structure, ne serait-ce que de manière symbolique, pour faire le deuil et purifier les lieux.

Le où serait difficilement les toilettes de l'établissement à cause de leur position. Elles donnent sur la cour. Un endroit très fréquenté. Mais en cas de viol, cela pourrait bien se passer à un autre endroit de l'établissement : Bureau, ateliers d'apprentissage...

Dans le ''quand''

L'expertise médicale s'impose. Elle peut déterliner la durée de vie du sperme, je dis bien si les déclarations venaient du médecin légiste comme l'atteste le père.

Le ''quand'' est très important parce qu'il va aider à déterminer le ''où''. En effet le parcours de l'élève ce jour est, de la maison familliale à l'école. On devrait donc interroger la chaîne de personnes du domicile familial jusqu'au Collège.

Par qui?

La question de l'identité du criminel est cruciale. Ici dans le cadre d'une enquête qui serait alors criminelle, on ne doit se fier à personne. Ni au personnel religieux du Collège, ni au personnel laïc, ni aux élèves d'un certain âge, ni à l'entourage familial de la pauvre, et donc son papa qui l'accompagne souvent à l'école d'après ce qu'il déclare dans l'une de ses vidéos. La petite était orpheline depuis quelques temps. Ce qui rend la douleur encore plus atroce.

Le Pourquoi

Lorsqu'on aura mis la main sur le criminel sexuel, s'il y a eu viol, je précise une fois de plus, alors le criminel passera aux aveux. Le père dit dans une autre vidéo qu'il ne doit rien à personne. Au niveau du Collège, il ne miroire rien du tout, ni dans l'APE ni dans tout autre association. Il serait difficile d'évoquer dans ce cas un règlement de compte.

La présomption de décès par suite de malaise

La fillette est retrouvée dans les toilettes la langue pendante, les yeux à moitié ouverts. Est-elle allée aux toilettes se soulager d'un quelconque mal?

Elle a un antécédent sanitaire. La semaine devant, je crois, elle a été admise à l'hôpital pour malaises, vomissements et autres. Elle a suivi un traitement qui lui a permis d'aller normalement à l'école de lundi au vendredi du décès. Les informations sur ses antécédents de santé sont de sources familiales (son père)

Ce qu'il faut savoir aujourd'hui, c'est que cette situation est suivie de bout en bout par la hiérarchie du Collège, l'archevêque de Douala, les autorités administratives éducatives de l'Etat, la justice évidemment.

Notre souhait est que cette histoire ne mette pas du temps pour être tirée au clair. Le corps est scellé à la morgue de Laquintinie. Personne n'y a accès. Le procureur devrait déjà avoir instruit l'utopsie. Les résultats diront si oui ou non il y a eu séquestrations sexuelles.

En attendant, il serait responsable de ne peut dire n'importe quoi devant son clavier en face d'un décès tragique et brusque sur lequel on n'a vraiment pas d'information. L'irresponsabilité de ce qu'on publie sur les réseaux sociaux sans accès à aucune source d'information n'aide personne. Malgré la gravité du sujet. À un moment donné il faut apprendre à s'auto-censurer derrière son clavier. Ne publiez pas des contenus sur des sujets aussi sensibles justes pour avoir de la visibilité.

Mes condoléances très attristées au père de l'enfant et à toute sa famille, au Collège De La Salle, particulièrement aux élèves, mais aussi aux enseignants et au Frère Directeur.

Si nous croyons encore au pouvoir de la prière, prions pour que le Seigneur nous éclaire au plus venant devant les ténèbres que laissent cette mort brusque.

Abbé Etienne Bakaba