Actualités Criminelles of Thursday, 14 May 2026

Source: www.camerounweb.com

« Maman, viens me chercher… » : Un enfant de 10 ans meurt après des heures de torture pour 500 francs

Une accusation qui aurait déclenché un véritable déchaînement de violence Une accusation qui aurait déclenché un véritable déchaînement de violence

À Pouma, un garçon d’environ 10 ans est décédé après avoir subi de graves violences présumées infligées par sa grand-mère et son oncle, à la suite d’une accusation de vol de 500 FCFA. L’enfant aurait été violemment battu pendant plusieurs heures avant de succomber à ses blessures.

Le drame qui secoue actuellement la localité de POUMA est d’une violence indescriptible. Un petit garçon âgé d’environ 9 à 10 ans, élève au GSD, l’école catholique de POUMA, a perdu la vie après avoir subi de multiples sévices infligés, selon les informations relayées sur place, par sa grand-mère et son oncle. Derrière cette affaire, ce n’est pas seulement la mort d’un enfant qui choque, mais surtout l’horreur des conditions dans lesquelles ce tout petit garçon aurait passé ses derniers instants. Les faits se seraient produits samedi, après que l’enfant a été envoyé acheter du riz. À son retour, on l’accuse d’avoir détourné 500 francs sur l’argent qui lui avait été confié. Une accusation qui aurait déclenché un véritable déchaînement de violence.

Selon plusieurs témoignages recueillis dans la localité, l’enfant aurait été b@*tu pendant des heures. Mais à ce niveau, plusieurs habitants refusent même de parler de “correction”. Pour eux, il s’agit clairement d’actes de t0πtuπe. Coups de fouet répétés, violences physiques extrêmes, sévices prolongés… le corps du petit garçon, aperçu sur des images devenues virales dans plusieurs groupes et téléphones à POUMA, porte des marques qui bouleversent profondément l’opinion. Son dos est couvert de plaies, de cicatrices fraîches, de traces de coups si v!0l€nts que beaucoup disent n’avoir jamais vu un enfant dans un tel état. L’émotion est d’autant plus forte que la victime n’était qu’un enfant de moins de 11 ans. Un enfant décrit par certains voisins comme calme, réservé et souvent apeuré.

Mais ce qui rend cette affaire encore plus révoltante, c’est que, selon plusieurs sources concordantes, ce drame aurait pu être évité depuis longtemps. Car les violences que subissait ce petit garçon ne dateraient pas d’hier. Des élèves du GSD de POUMA, camarades de la victime, auraient à plusieurs reprises alerté le psychologue de l’établissement scolaire sur les mauvais traitements que subissait leur camarade à la maison. Selon ce qui se raconte avec insistance dans la ville, le psychologue aurait lui-même pris contact à plusieurs reprises avec la mère de l’enfant, qui résiderait à Douala, pour lui demander de venir récupérer son fils. Il lui aurait clairement fait comprendre que l’enfant était maltraité, torturé et en danger permanent dans ce foyer. Toujours selon les témoignages relayés localement, le professionnel aurait même averti la mère qu’un jour, si rien n’était fait, elle risquait de revenir récupérer le corps sans vie de son enfant.

Derrière cette tragédie se cache également une histoire familiale particulièrement tendue. La mère du petit garçon entretenait, depuis plus de 10ans, une relation conflictuelle avec sa propre mère. Les deux femmes auraient longtemps coupé les ponts et ne se parlaient presque plus. Mais sous la pression et la médiation de certains proches, une réconciliation aurait finalement eu lieu récemment. Convaincue que les tensions étaient désormais apaisées, la mère aurait alors décidé de confier son fils à sa grand-mère à POUMA. Une décision qui, aujourd’hui, plonge de nombreuses personnes dans l’incompréhension et la douleur, au regard de l’issue tragique que connaît cette histoire.

Selon les informations disponibles, après les violences, l’enfant aurait perdu connaissance. Sa grand-mère et son oncle l’auraient ensuite transporté à l’hôpital dans un état critique. Mais une fois sur place, le médecin n’aurait pu que constater le décès du petit garçon. Certains témoignages affirment même que l’enfant serait déjà mort avant son arrivée à l’hôpital. Depuis l’annonce du drame, la colère monte à POUMA. Des voisins, des proches et plusieurs habitants dénoncent non seulement la barbarie des faits, mais aussi le silence qui aurait entouré les souffrances de cet enfant pendant des mois.

Aujourd’hui, les personnes citées dans cette affaire auraient été interpellées et entendues par les enquêteurs, tandis que plusieurs voisins auraient également été auditionnés. Mais pour de nombreux habitants, cela ne suffit pas. Beaucoup réclament une enquête approfondie et des sanctions exemplaires. À POUMA, l’émotion est immense parce qu’au-delà des faits, c’est l’image d’un enfant de 10 ans, abandonné à la violence quotidienne, qui hante désormais les consciences. Un enfant qui, selon plusieurs témoignages, lançait depuis longtemps des appels au secours que personne n’a réellement réussi à transformer en protection concrète.

Que justice soit faite !

Source : Bienvenue