Dans la nuit du 27 au 28 avril 2026, une élève de 4e année a été victime d'une agression après avoir été séquestrée. Grâce à son courage, la jeune victime a réussi à s'enfuir, menant ainsi à l'arrestation d'un suspect.
Le traumatisme est immense pour cette fillette de 10 ans, scolarisée à l'école catholique d'Esu, située dans le Nord-ouest du Cameroun. Tout commence le lundi 27 avril aux alentours de 18 h, lorsque l'enfant est abordée puis emmenée par un individu. Selon les premiers témoignages, elle aurait été retenue de force dans la chambre de ce dernier durant une grande partie de la nuit.
C’est aux alentours de 2 h du matin, le mardi 28 avril, que la petite victime profite du sommeil de son agresseur pour s’enfuir. Livrée à elle-même dans l’obscurité, elle parvient à atteindre le bureau local de Plan International Cameroun. Après plusieurs appels à l’aide, un bénévole circulant à vélo l’a prise en charge, permettant son retour sécurisé auprès de sa famille.
À son arrivée au domicile familial, l'état de l'enfant ne laisse aucun doute sur la gravité des faits : son oncle, alerté par des traces de sang sur ses vêtements, recueille ses premières déclarations. Face à l'horreur du récit, la famille réagit immédiatement.
L’oncle de la victime a réussi à remonter la piste jusqu’au lieu de la séquestration. Si l’occupant des lieux a d’abord tenté de nier les faits, la pression de l'entourage l'a finalement poussé à révéler l’identité de l’agresseur présumé. Formellement identifié par la fillette, le suspect a été interpellé par la gendarmerie locale et placé en garde à vue pour les besoins de l'enquête.
Contactée, la Fondation Nkah a pris en charge le transfert de la victime vers l’Hôpital Général de Wum. Elle y reçoit actuellement les soins médicaux et le suivi psychologique nécessaires pour l'accompagner dans cette épreuve.









