Le drame rapporté par le lanceur d’alertes Paul Chouta s’est produit jeudi 19 mars au Lycée bilingue de Bayangam, où une élève de 14 ans, Kom Nindom Maéva, en classe de 5e M2, a perdu la vie à la suite de sévices corporels infligés par un responsable administratif de l’établissement.
En effet, selon plusieurs témoignages rapportés par l’activiste, la jeune élève aurait été sanctionnée pour n’avoir pas remis un seau à son emplacement initial. Souffrant d’asthme, Maéva aurait supplié le censeur d’éviter toute punition physique : « Monsieur, s’il vous plaît, je suis asthmatique, ne me fouettez pas ». Une requête à laquelle ce dernier aurait répondu avec indifférence : « Et cela me fait quoi ? », avant de procéder à la bastonnade.
D’après les proches de la victime, l’état de santé de l’adolescente s’est rapidement dégradé après l’incident. Affaiblie, sans appétit et profondément marquée, elle a finalement été conduite au Centre médical d’arrondissement (CMA) de Bayangam le mardi 24 mars. Malgré sa prise en charge, elle est décédée deux jours plus tard, le jeudi 26 mars aux environs de 7 heures.
L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de l’établissement. Des élèves, sous le choc, ont tenté de s’en prendre au censeur incriminé, armés de gourdins. Celui-ci a échappé de justesse au lynchage grâce à l’intervention d’élèves de Terminale, qui ont appelé au calme.
Par mesure de précaution, le père de la victime avait pourtant déposé un certificat médical en début d’année scolaire, signalant l’état de santé fragile de sa fille, dans un contexte où les châtiments corporels sont officiellement interdits en milieu scolaire.
Le corps de la jeune Maéva a été déposé à la morgue, tandis que les circonstances exactes de ce drame suscitent une vive indignation et interrogent sur le respect des droits des élèves en milieu scolaire.









