Actualités Criminelles of Monday, 2 March 2026

Source: www.camerounweb.com

Assassinat de Martinez Zogo : Voici les vrais bénéficiaires du cr!me crapuleux

Plus de 40.000 milliards de FCFA ont été volés durant les 43 ans de règne Plus de 40.000 milliards de FCFA ont été volés durant les 43 ans de règne

L'État camerounais, les principaux responsables d'une direction névralgique de la Présidence de la République, siège des institutions républicaines et un sulfureux homme d'affaires et tous ceux qui profitent du pillage des lignes 94, 65 et 57 du budget de la République.

Martinez Zogo a consacré les derniers jours de sa vie à dénoncer vertement les détournements de fonds opérés sans vergogne sur les lignes 94, 65 et 57 du budget de la République. Les détournements ainsi dénoncés impliquaient pas moins qu'une direction des plus névralgiques de la Présidence de la République, dans l'adjudication et le paiement de marchés de gré à gré purement fictifs à 8 sociétés écrans, supposées appartenir à un homme d'affaires réputé proche de l'ordre luciférien, médiocrate, prévaricateur et fraudeur de Yaoundé. Les paiements identifiés par cet infortuné journaliste d'investigation avoisinent la somme de 46 (quarante-six) milliards de FCFA, pour la période de 2013 à 2021. Martinez Zogo a par ailleurs pris soin de servir formellement cette dénonciation aux autorités compétentes, pour les suites judiciaires à donner à cette scabreuse affaire. Scabreuse affaire parce que largement diffusée par des médias à forte audience, au rang desquels Amplitude FM dont Martinez Zogo était chef de chaîne.

Curieusement, plus de 3 ans après l'assassinat crapuleux de Martinez Zogo par le commando de Justin Danwe, l'alors Directeur des Opérations de la DGRE, on n'a jamais entendu parler d'une quelconque enquête judiciaire portant sur le pillage des lignes 94, 65 et 57 du budget de la République. Pas même de poursuites judiciaires relatives aux marchés fictifs dénoncés au prix de sa vie par Martinez Zogo, impliquant une direction névralgique de la Présidence de la République, siège des institutions. Plus curieux encore, nul responsable de la direction névralgique mise en cause à la Présidence de la République n'a seulement été inquiété. La meilleure, c'est que de proches collaborateurs de Paul Biya, président de la République, chef de l'État et président du Conseil Supérieur de la Magistrature, et autres ministres de la République sont cités régulièrement par des sources généralement bien renseignées, comme exerçant sans fin et en toute impunité des pressions pour faire libérer les principaux inculpés dans cette affaire, en dehors de tout cadre légal.

À ce niveau de développement, je suis prêt à parier que les Biyaïstes et autres Rdpcistes seraient fort aise d'expliquer pourquoi leur champion Paul Biya, seul et unique juge de l'opportunité des poursuites judiciaires pour des détournements de tels montants, n'a pas encore jugé opportun d'enclencher des poursuites judiciaires, de sanctionner les principaux responsables de la direction de la Présidence de la République mise en cause dans ces marchés fictifs, et de sanctionner plus sévèrement encore ses proches collaborateurs et autres ministres de la République qui n'ont de cesse de faire obstruction à la justice dans cette affaire de détournement de deniers publics qui a débouché sur l'assassinat crapuleux du journaliste d'investigation Martinez Zogo. À n'en point douter, les mêmes partisans de Paul Biya expliqueraient plus aisément encore comment plus de 40.000 milliards de FCFA ont été volés durant les 43 ans de règne de celui qu'ils qualifient généreusement de légaliste.

Yves Romuald Foungtcho