La Corée possède les puces, les plateformes, les industriels et une politique numérique assumée. Les délégations africaines viennent chercher des investissements. Leur enjeu est d’éviter que le partenariat ne construise seulement de nouveaux marchés pour des solutions étrangères.
La huitième Conférence ministérielle de coopération économique Corée-Afrique s’est ouverte le 9 septembre à Séoul autour du thème de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques pour la transformation africaine. Une quarantaine de pays participent aux travaux.
La rencontre est coprésidée par le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, et le vice-Premier ministre coréen Koo Yun-cheol. Une déclaration finale et un plan d’action 2027-2028 doivent orienter coopération, financement et transfert de connaissances.
Pour le Cameroun, l’intérêt potentiel concerne connectivité, centres de données, compétences, services publics et financement des entreprises technologiques. Mais une coopération responsable doit préciser localisation des données, interopérabilité, maintenance, marchés publics et transfert effectif de savoir-faire.
L’IA n’est pas un secteur isolé. Elle dépend d’électricité, de fibre, de données de qualité et d’institutions capables de négocier. La valeur du futur plan se lira donc dans les projets nommés, leur gouvernance et la part de compétences africaines produites, plutôt que dans le seul vocabulaire de l’innovation.









