Alors que la décision de la CAF d'aligner la Coupe d'Afrique des Nations sur une périodicité quadriennale divise le monde du football africain, Daniel Mongue Nyamsi, acteur du football, invite à dépasser les passions pour poser les vraies questions. Au-delà du calendrier, c'est toute l'architecture des compétitions africaines qu'il interroge : pourquoi les meilleurs du continent — finalistes ou demi-finalistes de la CAN — ne sont-ils pas automatiquement qualifiés pour le Mondial ? Pourquoi l'Afrique ne repense-t-elle pas ses règles pour renforcer sa compétitivité mondiale ? Une réflexion lucide et nécessaire sur les réformes structurelles dont le football africain a besoin pour sortir de l'ombre.
Urgence d’une réflexion profonde sur l’amélioration de la compétitivité du football africain .
Depuis quelques jours , l’annonce du président de la caf sur la nouvelle périodicité du déroulement de la can alimente les débats en milieu sportif . Pour certains acteurs du football, cette mesure s’apparente à un suivisme longtemps souhaité par les instances mondiales du football, d’où sa qualification d’impérialisme footballistique, foulant ainsi le principe des particularisme et diversité propres à ce sport roi, car pour les défenseurs du droit à une ipseité du football africain, la Caf ne saurait s’aligner sur le désir des promoteurs de la périodicité de 4ans , similaire à celle de leuro et de la coupe du monde ; l’Afrique ayant ses réalités et sa propre histoire footbalistique. Le journaliste Mimb a dailleurs fait une très brillante sortie sur ce sujet, où il explique les fondements de la position qu’il défend avec un argumentaire très pointu .
Sans chercher à prendre position pour l’une ou l’autre partie, je pense qu’il est important de chercher plutôt à déterrer certaines règles et lois qui semblent être un frein pour l’émergence importante du football africain. Parlant justement dédits principes, le journaliste sportif Anthony pla a lancé un pavé dans la marre par un questionnement sur MSI (télévision sportive camerounaise), qui devrait interpeller et interroger au niveau de la CAf et de la fifa . Comment comprendre qu’une équipe aussi homogène et équilibrée que le Nigeria n’aille pas au mondial avec ce que nous voyons ? Comment les dirigeants africains n’ont pas imaginé que sur les neufs places accordées à l’Afrique, nous pouvions bien penser à réserver 4 places au quatre demi-finalistes de la can , ou tout au moins , deux places aux finalistes de la CAN , sachant qu’au delà de la prime de vainqueur, il y aurait un enjeux un peu plus élevé, toute chose qui augmentera l’intérêt du tournoi et lui donnera une double attractivité. En outre ,penser ainsi n’aurait rien altéré à l’intérêt du tournoi de pré qualification ou de qualification au mondial, bien au contraire , ce tournoi serait plus compétitif car les poules qualificatives seraient réduites à 5 ou à 7 selon le format retenu .si nous considérons que les finalistes de la can sont sensés être les meilleurs pays africains du moment , il serait incohérent de ne pas voir ces pays participer à la coupe du monde organisée la même année . Pour revenir sur le cas que j’ai évoqué plus haut, imaginons un seul instant que le Nigeria gagne cette can , comment allons nous nous convaincre de ne pas voir cette équipe au mondial , avec tout le beau et efficace jeu qu’elle produit en ce moment?. C’est tout simplement inadmissible, et interpellelateur pour ceux qui dirigent le football africain .
Certains me diront , mais le gagnant pourrait déjà être qualifié, mais dans ce cas, on prendra l’autre finaliste et ainsi de suite . Cette mesure aura l’avantage d’être certain qu’au moins les quatres meilleurs pays africains de l’année du mondial participeront à ce tournoi et iront mieux défendre les intérêts du grand continent africain.
Plusieurs autres remarques peuvent être faites sur les lois du jeu où , je trouve personnellement que certaines choses peuvent être améliorées pour respecter les principes d’équité et d’égalité.
J’y reviendrai dans mes prochaines sorties .
Daniel mongue Nyamsi , acteur du football.









