Les actionnaires d’UNICS sont convoqués le 7 octobre pour examiner une recapitalisation, dans un contexte de difficultés financières et de tutelle prudentielle évoqué par EcoMatin.
Une augmentation de capital permet d’absorber des pertes et de respecter les exigences réglementaires. Elle n’efface cependant ni les causes de la crise ni les faiblesses de gouvernance qui peuvent l’avoir alimentée.
La microfinance joue un rôle particulier auprès des petits commerçants, ménages et entreprises peu servis par les banques classiques. Une défaillance peut donc avoir un impact social disproportionné par rapport à la taille du bilan.
Les autorités doivent concilier transparence et prévention de la panique. Les déposants ont besoin d’informations claires sur l’accès à leurs fonds, tandis que les décisions de la COBAC doivent être décrites avec exactitude.
Les actionnaires devront présenter un montant, un calendrier et un plan de redressement : recouvrement, réduction des coûts, contrôle interne, système d’information et qualité du portefeuille.
La recapitalisation n’aura de sens que si elle s’accompagne d’une gouvernance renouvelée et d’indicateurs publiés. Injecter de l’argent dans une institution sans corriger les mécanismes de perte ne ferait que repousser l’échéance.









