Vous-êtes ici: AccueilSport2021 12 14Article 632941

Infos Sports of Tuesday, 14 December 2021

Source: www.camerounweb.com

Motaze, Belinga, Owona : ces soutiens de Njoya qui n'ont pas fait le poids

La longue liste des coutiens de Seidou Njoya La longue liste des coutiens de Seidou Njoya

• Seidou Njoya a perdu l’élection l’election du 11 décembre 2021

Samuel Eto’o est le nouveau président de la Fecafoot
• voici les soutiens de Njoya

La défaite du président sortant de la Fecafoot, Seidou Njoya lors de l’élection du 11 décembre 2021, reste une surprise pour plusieurs ténors du sérail. En effet selon des sources concordantes, le fils de l’ex sultan des Bamoun comptait sur ses relations dans le gouvernement pour se maintenir à la tête de la Fecafoot. Le journaliste Remy Ngono, bien introduit dans le sérail révèle l’identité des ministres et hommes d’affaires qui ont porté leur soutien à Seidou Njoya.

Dans cette longue liste, figurent le ministre des finances Paul Louis Motaze et son collègue du travail et de la sécurité sociale, Grégoire Owona. Ce dernier selon plusieurs analystes préparait quelques heures avant l’élection, les esprits pour une éventuelle défaite de Samuel Eto’o. Dans deux publications. Il invitait le perdant à s’abstenir des poursuites judiciaires. Des sources révèleront plus tard, qu’il fait allusion à Samuel Eto’o qui avait menacé de représailles en cas de fraudes.

« Seidou Njoya comptait sur le régime. Il nous a ébloui avec cette visite tout feu tout flamme de Franck Biya. Tout le monde a cru que l'élection était déjà jouée puisqu'il est avec le fils du président qui le soutenait. Derrière Seidou Njoya, il y avait Grégoire Owona, qui a commencé par se retourner depuis hier soir. Il y avait Louis Paul Motaze. Il a décidé de soutenir Seidou Mbombo Njoya jusqu'à la gare », a déclaré Remy Ngono qui a précisé que le riche homme d’affaire Amogou Belinga faisait également partie des soutiens de taille du président sortant à la présidence de la Fecafoot.


La stratégie gagnante


« La victoire de Samuel Eto'o et de son équipe est une victoire herculéenne. Il a fallu avancer masquer », c’est par ces mots que Frank Happy, l’ancien président de l’Union Sportive et soutien de Samuel Eto’o commence l’analyse de la stratégie du nouveau président de la Fédération camerounaise football. Invité dans l’émission Arène du 12 décembre 2021 sur Canal 2 International, Frank Happy a expliqué au public comment Samuel Eto’o s’est organisé pour éviter les nombreux pièges de l’équipe adverse. Il révèle qu’Eto’o a, tout au long du processus électoral, été serein et certain de gagner car au-delà des délégués qui ont publiquement déclaré leur soutien à sa candidature, une bonne partie de ses éléments étaient infiltrés dans l’équipe de son adversaire principal, Seidou Njoya.

Franck Happy explique cette méthode par les attaques dont ont été victimes les délégués qui ont eu le malheur de déclarer publiquement leu soutien à Samuel Eto’o. Le président sortant Seidou Njiya se serait servi de la commission d’éthique de la fédération camerounaise de football pour disqualifier une bonne partie de ces délégués qui ne lui sont pas favorables.

« Il y a tellement de batailles en bas que pour y arriver si vous n'êtes pas prêts, c'est très compliqué. Ce processus a été très violent. Toutes les personnes qui avaient l'audace favorables au candidat Eto'o se faisaient massacrer par la faucheuse qui est la commission d'éthique », explique-t-il.


Samuel Eto’o a fait également été sauvé par les révélations faites sur les clubs fictifs dans les départements. En effet ce scandale aurait fortement perturbé les plans de Seidou Njoya qui comptaient sur des délégués fictifs pour se faire élire.

Jusqu’à la dernière minute, Samuel Eto’o a protégé « ses délégués » contre toute tentative de détournement de la part de son adversaire. Il a changé à trois reprises d’hôtels pour brouiller les pistes. Pour éviter que des informations confidentielles ne filtrent, Samuel Eto’o a émietté son équipe et donnait à chacun juste l’information qu’il faut pour son département. Aucun collaborateur n’avait accès à la stratégie détaillée du candidat Eto’o.