Infos Sports of Monday, 7 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Soixante noms, cinquante-trois évaluations et un groupe à assembler en urgence. Le récit du sélectionneur éclaire le travail invisible derrière le retour au premier plan.
Dimitri Lipoff décrit une prise de fonction menée à grande vitesse avec la sélection féminine du Cameroun. Environ 60 joueuses auraient été convoquées, dont 53 effectivement évaluées en deux semaines, avant un mois de préparation présenté comme une « mission commando ».
Le staff a dû réunir des profils venus du championnat local et de plusieurs diasporas sportives, du Japon au Mexique en passant par la Chine, l’Europe et les États-Unis. Ce mélange élargit le réservoir, mais exige d’accorder rapidement les habitudes tactiques, les niveaux de forme et les relations humaines.
L’urgence peut créer une intensité utile. Elle comporte aussi des risques : fatigue, automatismes incomplets et décisions prises sur un échantillon réduit. Le résultat sportif ne doit donc pas masquer la nécessité d’un suivi permanent, avec observation des joueuses toute la saison et échanges réguliers avec leurs clubs.
Le témoignage de Lipoff donne enfin un visage au travail de sélection. Construire une équipe nationale ne consiste pas seulement à additionner les meilleures individualités. Il faut créer une hiérarchie comprise, intégrer celles qui arrivent de loin et convaincre chacune qu’un rôle parfois discret participe au même projet.