Une vidéo virale relance le débat sur l'équité des sanctions à la CAF. Alors que Samuel Eto'o a été lourdement sanctionné pour son comportement lors du match Maroc-Cameroun, le président de la Fédération marocaine, Fouzi Lekjaa, exhibe la même passion sans conséquence. Deux présidents, deux traitements.
L'affaire Samuel Eto'o n'en finit pas de faire réagir. Quelques jours après la sanction infligée au président de la FECAFOOT – quatre matchs d'interdiction de stade et 20 000 dollars d'amende pour « mauvaise conduite » lors du quart de finale Maroc-Cameroun – une vidéo embarrassante refait surface sur les réseaux sociaux.
On y voit Fouzi Lekjaa, président de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), en pleine euphorie dans les tribunes lors d'un match des Lions de l'Atlas. Debout, gesticulant, criant à pleins poumons, le dirigeant marocain affiche une énergie comparable, voire supérieure, à celle de Samuel Eto'o le 9 janvier dernier à Rabat.
Pourtant, aucune sanction, aucune amende, aucun communiqué du Jury disciplinaire de la CAF. Le silence total.
Cette différence de traitement soulève de nombreuses questions sur l'impartialité de l'instance continentale. Pourquoi ce qui est toléré, voire banalisé, pour un dirigeant devient-il répréhensible pour un autre ?
Sur les réseaux sociaux, les internautes camerounais et africains crient à l'injustice. « Quand c'est Lekjaa, c'est de la passion. Quand c'est Eto'o, c'est de l'indiscipline », dénonce un utilisateur. Un autre renchérit : « Deux poids, deux mesures. La CAF doit s'expliquer ».
Cette polémique vient s'ajouter aux accusations de partialité qui pèsent déjà sur la Confédération Africaine de Football depuis l'élimination controversée du Cameroun. Entre un arbitrage jugé partial, une sanction perçue comme disproportionnée et désormais ce traitement différencié, la crédibilité de l'institution dirigée par Patrice Motsepe est sérieusement écornée.
La CAF, qui avait promis de ne « faire aucun autre commentaire » sur l'affaire Eto'o, sera-t-elle contrainte de sortir de son mutisme face à cette nouvelle controverse ?









