Infos Business of Saturday, 12 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Le barrage de Nachtigal a ajouté de la puissance au système. Dans les ateliers et les usines, pourtant, le bruit du groupe électrogène reste celui d’une économie qui paie deux fois son énergie.
À la rentrée économique du GECAM, tenue le 10 septembre à Douala, Célestin Tawamba a affirmé que 65 % des entreprises camerounaises recourent à un groupe électrogène. Le patronat estime le coût de cette électricité d’appoint entre 200 et 350 FCFA le kilowattheure, contre 50 à 99 FCFA pour le tarif industriel du réseau.
Ce chiffre, rapproché des 420 MW de Nachtigal, révèle que produire davantage ne suffit pas si l’énergie n’atteint pas régulièrement les zones industrielles. Le GECAM pointe la congestion du transport, l’équilibre financier du secteur et des rationnements pouvant atteindre dix heures dans certaines zones.
Le patronat élargit le diagnostic au budget public. Selon les données qu’il a présentées, l’investissement exécuté au premier trimestre 2026 serait tombé à 45 milliards de FCFA, contre 175,5 milliards un an auparavant. La part du fonctionnement aurait progressé de 65,1 % du budget en 2016 à 79,2 % en 2026.
Ces données sont un plaidoyer patronal, pas un audit indépendant. Leur intérêt est de rendre visible le coût caché des coupures : carburant, maintenance, production perdue et prix répercutés. Pour 2027, la demande décisive sera un calendrier public reliant capacités installées, raccordement industriel et qualité réelle du service.