Les solutions existent, mais elles restent dispersées. La foire consacrée au solaire, à la biomasse et à la petite hydroélectricité cherche à relier des entrepreneurs qui travaillent encore trop souvent en silos.
L’événement met en avant trois ressources adaptées à des besoins différents. Le solaire peut alimenter rapidement écoles, centres de santé et petites entreprises. La biomasse valorise certains résidus agricoles, sous réserve d’une gestion durable. La petite hydroélectricité peut fournir une énergie plus régulière dans les zones disposant d’un débit exploitable. Leur complémentarité est plus utile qu’une compétition entre technologies.
Le principal obstacle n’est plus seulement le prix du panneau ou de la turbine. Il concerne la qualité des équipements, l’installation, les pièces de rechange et la maintenance. Un système livré sans technicien local peut cesser de fonctionner au premier incident. La structuration d’un réseau professionnel doit donc inclure certification, formation et service après-vente.
Le financement reste un autre verrou. Les petites entreprises et communes ont besoin de prêts adaptés aux économies futures sur la facture d’énergie, et non de crédits courts à taux élevé. Les banques peuvent réduire le risque si les projets disposent d’audits énergétiques, de contrats d’achat ou de garanties. Les pouvoirs publics doivent, de leur côté, clarifier les règles de raccordement et les normes techniques.
Une foire réussie doit déboucher sur un annuaire des acteurs, des projets pilotes et des contrats vérifiables. Le Cameroun ne gagnera pas son indépendance énergétique par une exposition ponctuelle, mais par un écosystème capable de concevoir, financer, installer et entretenir des solutions pendant dix ou vingt ans.









