Le problème n’est pas seulement d’inscrire. À fin 2025, la CNPS comptait 325 239 personnes à l’assurance volontaire, mais seulement 6 339 cotisants dans la statistique du programme. Deux études doivent expliquer cette rupture.
Le ministère du Travail et de la Sécurité sociale a prévu 34 millions de FCFA pour deux études, financées sur son budget 2026. La première évaluera l’ensemble du système ; la seconde examinera de nouvelles prestations pour l’assurance volontaire, destinée notamment aux indépendants et aux travailleurs informels. Chaque marché vaut 17 millions de FCFA et doit être exécuté en soixante jours après notification. Les offres sont attendues le 9 novembre.
Les chiffres montrent l’urgence. Les nouvelles affiliations volontaires ont reculé de 43 378 en 2024 à 31 903 en 2025, soit 26,5 %. Le contraste entre le stock de personnes enregistrées et les cotisants recensés peut refléter abandon, irrégularité de paiement, définition statistique ou difficultés de collecte. Il faut le clarifier avant de concevoir des prestations supplémentaires.
L’étude devra mesurer revenu irrégulier, confiance, coût, distance, simplicité numérique, délai de prestations et portabilité. Elle doit aussi publier ses hypothèses actuarielles : ajouter des droits sans financement durable crée une promesse fragile. La SND30 vise plus de 50 % de couverture en 2030 contre 22 % en 2018. Pour s’en approcher, la réforme devra transformer une cotisation abstraite en protection comprise, accessible et effectivement versée.









