Des parents d’élèves de certaines écoles primaires publiques de Yaoundé III dénoncent, dans une lettre adressée le 30 octobre 2026 au ministre de l’Éducation de base, des frais d’inscription au CEP et au concours d’entrée en sixième pouvant atteindre 16 000 à 18 000 FCFA par enfant.
Dans une lettre datée du 30 octobre 2026 et adressée au ministre de l’Éducation de base, des parents d’élèves de certaines écoles primaires publiques de Yaoundé III dénoncent des pratiques présumées de surfacturation des inscriptions aux examens. Ils évoquent des sommes comprises entre 16 000 et 18 000 FCFA par candidat, contre une référence de 12 000 FCFA dont ils demandent la confirmation officielle pour la session 2027.
Combien les familles doivent-elles réellement payer pour inscrire un enfant au Certificat d’études primaires (CEP) et au concours d’entrée en sixième ? À Yaoundé III, cette question est au cœur d’une dénonciation collective mettant en cause les conditions de collecte des frais dans certaines écoles publiques.
Les auteurs du courrier, qui se présentent comme des parents d’élèves de CM2, affirment que des responsables scolaires réclameraient des montants supérieurs à ceux habituellement annoncés. Selon eux, la facture atteindrait 16 000 à 18 000 FCFA pour les deux examens réunis, au lieu de 12 000 FCFA.
Sur la base de cette comparaison, le supplément représenterait 4 000 à 6 000 FCFA par enfant, soit une augmentation de 33,3 % à 50 %. Pour une famille ayant deux enfants concernés, l’écart atteindrait 8 000 à 12 000 FCFA. Ces calculs illustrent le poids des sommes dénoncées ; ils ne suffisent pas à établir une perception irrégulière, puisque le tarif officiellement applicable reste à confirmer.
La lettre met en cause l’inspectrice d’arrondissement de l’Éducation de base de Yaoundé III ainsi que certains directeurs d’écoles. Les parents leur attribuent une implication dans l’imposition de ces montants supplémentaires.
Une distinction essentielle demeure également à éclaircir : les sommes réclamées correspondent-elles uniquement aux droits d’inscription aux examens, ou comprennent-elles d’autres prestations ? Le document ne fournit pas de ventilation détaillée. La justification de chaque poste, son caractère obligatoire ou facultatif et sa destination constituent donc des éléments indispensables à la vérification.
Les parents demandent expressément au ministère de confirmer les tarifs de la session 2027. Le montant de 12 000 FCFA doit ainsi être présenté comme la référence invoquée dans leur courrier, et non comme un barème réglementaire déjà vérifié.
Au-delà des chiffres, les auteurs alertent sur les conséquences pour les ménages les plus modestes. Ils redoutent que ces exigences financières compromettent la participation de certains enfants aux examens de fin de cycle primaire.
Boris Bertolt









