Savoir préparer une interview n’efface pas les assignations de vestiaire, les horaires tardifs ou le plafond des postes de décision. La formation est un outil ; l’accès aux terrains et aux responsabilités reste le vrai match.
L’antenne camerounaise de l’Union des femmes reporters sportives d’Afrique a réuni trente journalistes les 30 et 31 octobre au stade de la Réunification de Douala. L’atelier, soutenu par la CONFEJES, prolonge une session tenue à Yaoundé en août. Les modules portaient sur préparation du reportage, définition de l’angle, interview, portrait et promotion de la santé par le sport.
L’initiative veut faire des participantes des ambassadrices de l’éducation et de la santé. Cette mission ne doit toutefois pas enfermer les femmes dans les seuls sujets dits sociaux : tactique, économie des clubs, gouvernance des fédérations et enquêtes leur appartiennent aussi. Les rédactions doivent compléter la formation par des affectations, des contrats, des budgets de déplacement et une politique contre le harcèlement.
UFRESA pourrait mesurer ce qui suit l’atelier : articles produits, directs confiés, promotions, spécialisations et maintien dans la profession. Une communauté de mentorat entre Yaoundé et Douala aiderait aussi les jeunes reporters à négocier l’accès aux sources. La visibilité ne se résume pas au nombre de participantes sur une photo ; elle se lit dans les signatures, les antennes et les décisions éditoriales.









