Grand Eweng, nouvel aéroport, minerais critiques et centre de données composent une vitrine impressionnante. Mais l’expression « opportunités » couvre intentions, études et négociations — pas des financements sécurisés.
Les États-Unis indiquent privilégier au Cameroun les projets prêts à démarrer, impliquant des entreprises américaines et créant pour elles des débouchés directs. Le premier dialogue économique bilatéral du 27 août avait identifié environ 7 milliards de dollars d’opportunités : barrage de Grand Eweng évalué à 3,5 milliards, aéroport moderne de 2 milliards, mines, santé et infrastructures numériques.
Neuf entreprises auraient manifesté un intérêt. L’un des modèles présentés dans la santé combine équipements de diagnostic, maintenance, formation et transport d’échantillons. Washington veut aussi réduire des obstacles réglementaires signalés par le secteur privé. Cette orientation assume une diplomatie commerciale : l’aide à la réalisation est liée à la présence d’entreprises américaines.
Le Cameroun doit comparer coût du capital, contenu local, risques, transfert de compétences et concurrence. Pour chaque projet, une fiche publique devrait distinguer promoteur, étude, autorisation, financement, garantie d’État, calendrier et marché attribué. Un pipeline peut attirer l’attention ; seuls les contrats bouclés et les ouvrages livrés permettent d’additionner des investissements.









