C'est un véritable séisme que vient de provoquer le célèbre média Jeune Afrique. Comme la plupart des journaux d'Afrique, il a abordé le sujet relatif à la visite de l'autorité monégasque sur le sol camerounais, donnant une information liée qui a le mérite de surprendre plusieurs personnes, de les contrarier même.
Dans son article titré « Cameroun : sous le vernis humanitaire, la visite très politique du prince Albert II de Monaco », Jeune Afrique ne se trompe pas lorsqu'il écrit qu'arrivé à Yaoundé le 30 octobre, le souverain monégasque a multiplié les gestes de solidarité ».
Le passage d'Albert II de Monaco a été « rythmé par un dîner à huis clos chez Franck Biya et a surtout servi de scène à une recomposition annoncée du pouvoir ». Là aussi, c'est une vérité.
Là où l'affaire devient intrigante, c'est lorsque Jeune Afrique tente de "ressusciter" le défunt Marcel Niat Njifenji. Plusieurs sources parlent d'une bévue éditoriale commise par ce magazine panafricain. Le média a en effet mentionné parmi les convives de ce dîner ultra-privé la personnalité politique pourtant décédée depuis plusieurs mois.
La remarque a pu être faite par l'activiste Jorel Jacques Zang. En épluchant l'article que Jeune Afrique a consacré aux coulisses politiques de cette visite princière, il a mis en lumière une anomalie de taille. Le journal affirmait textuellement que le défunt Njifenji faisait partie des invités triés sur le volet lors du dîner offert par Emmanuel Franck Biya, le fils du président Paul Biya annoncé comme son potentiel successeur, au souverain monégasque.
Or, la réalité est tout autre et implacable : l'ancien président du Sénat camerounais, figure historique du régime, est décédé le 11 avril 2026 à l'âge de 91 ans, pour être très précis. Il a d'ailleurs été remplacé au perchoir de la chambre haute dès le mois de mars de la même année par Aboubakary Abdoulaye. Sa disparition avait d'ailleurs donné lieu à des obsèques officielles décrétées par le chef de l'État.
Sauf résurrection, la présence de Niat Njifenji à une table officielle en octobre 2026 relève donc techniquement et biologiquement de l'impossible. Depuis la bourde, le média essuie des critiques, plusieurs lecteurs lui reprochant son manque de professionnalisme et tout ce qui va avec. Seulement, qui n'a jamais commis une erreur ?









