Actualités of Tuesday, 3 November 2026

Source: www.camerounweb.com

Yaoundé : Shanda Tonme saisit la DGSN pour des violences et une extorsion au poste de police d’Akak

Il demande à la DGSN de faire procéder aux vérifications nécessaires et de prendre des sanctions Il demande à la DGSN de faire procéder aux vérifications nécessaires et de prendre des sanctions

Shanda Tonme, président de la COMICODI et du MPDR, a saisi le délégué général à la Sûreté nationale pour dénoncer des violences, une détention arbitraire et une extorsion présumées au poste de police d’Akak, à Yaoundé. Selon sa dénonciation, Garikohappolinus Andon, un mécanicien originaire de la région du Nord-Ouest, a été arrêté le 29 octobre 2026, battu et humilié, notamment en raison de son origine régionale.

Une dénonciation adressée au délégué général à la Sûreté nationale met en cause des policiers du poste d’Akak, à Yaoundé. Son auteur, Shanda Tonme, président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI) et du Mouvement populaire pour le dialogue et la réconciliation (MPDR), sollicite l’ouverture d’une enquête sur des faits présumés de détention arbitraire, de torture, d’humiliation et d’extorsion.

Dans cette lettre portant la mention « copie avancée », il indique avoir reçu, le 3 novembre 2026, la famille de Garikohappolinus Andon, venue demander son assistance.

Selon le récit rapporté dans le courrier, le jeune homme aurait été arrêté le jeudi 29 octobre 2026, puis battu et privé de liberté sans motif communiqué dans la dénonciation. Originaire du Nord-Ouest, il résiderait et travaillerait à Akak, où il disposerait d’un atelier de fabrication de petites machines.

Shanda Tonme affirme que le mécanicien aurait subi des violences et des humiliations accompagnées du qualificatif d’« ambazonien ». Si cette circonstance était confirmée, elle poserait également la question d’une possible stigmatisation liée à son origine régionale.

La dénonciation comporte aussi une accusation financière précise. Les policiers mis en cause auraient exigé 100 000 FCFA pour sa libération, en prélevant cette somme sur les 150 000 FCFA qu’il détenait. Le montant allégué représente les deux tiers de l’argent qu’il aurait eu sur lui.

Le courrier mentionne des photographies jointes à l’appui du signalement.

Shanda Tonme demande à la DGSN de faire procéder aux vérifications nécessaires et de prendre des sanctions appropriées si les faits sont établis.

Boris Bertolt