Un incendie s’est déclenché dans l’usine Metafrique Steel. Il a fait plusieurs victimes graves. Suite au drame, un communiqué a été publié par le collectif d’avocats Voukeng – Tougoua – Kitio. Nous vous proposons de découvrir son contenu.
« À la suite d’un nouvel incendie survenu ce jour chez Metafrique, fonderie industrielle installée en zone industrielle Bassa en République du Cameroun. Le collectif d’avocats Voukeng – Tougoua – Kitio, constitué pour la défense des intérêts de plusieurs victimes de l’incendie d’une gravité inouïe survenu sur le site, exprime sa vive indignation face à ce sinistre et aux préjudices considérables qu’il occasionne.
Au-delà du caractère dramatique des faits, une exigence s’impose : que les responsabilités soient établies et pleinement assumées. La société Metafrique et ses dirigeants ne sauraient se retrancher derrière le caractère prétendument accidentel de cet événement pour éluder les obligations qui leur incombent en matière de sécurité, de prévention des risques et de protection des personnes et des biens.
Un incendie peut être accidentel ; les éventuelles négligences qui l'ont rendu possible, ou qui en ont aggravé les conséquences, ne sauraient rester sans réponses, s'agissant d'une récidive incompréhensible malgré l’arsenal juridique sur la sécurité en droit du travail en République du Cameroun.
Le collectif exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances du sinistre, que les responsabilités soient rigoureusement déterminées et que les victimes obtiennent la réparation intégrale de leurs préjudices.
Il entend, à cette fin, engager et poursuivre toutes les actions judiciaires appropriées, tant sur le plan civil que pénal, contre toute personne physique ou morale dont la responsabilité est engagée tant au regard tant du Code civil que des textes particuliers sur la sécurité au travail et l’usage professionnel des engins à pression.
Les victimes ne sauraient être les seules à payer le prix de défaillances dont elles ne sont pas responsables. Le Collectif restera pleinement mobilisé jusqu'à la manifestation de la vérité et à la réparation effective des préjudices subis », lit-on dans la note officielle.
Le collectif en question « jouit d’une expérience avérée dans la défense des victimes de catastrophes majeures. Les membres ont notamment été impliqués dans le cadre de la défense des victimes du crash du vol Kenya Airways à Douala (5 mai 2007), de la catastrophe ferroviaire d'Eséka (21 octobre 2016). Il est actuellement mobilisé dans l'accident survenu sur le chantier du barrage de Nachtigal le 30 Août 2023 », se vante les acteurs qui le forment.









