Actualités of Sunday, 1 November 2026

Source: www.camerounweb.com

Des familles camerounaises réclament leurs proches enrôlés en Russie, le silence devient une seconde violence

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Les familles ne demandent pas seulement un retour : elles demandent des noms, des statuts et la vérité. Leur mobilisation rejoint une enquête internationale sur le recrutement trompeur d’étrangers dans les forces russes.

Le collectif Bring Back Our Sons and Brothers a organisé une marche pacifique vers l’ambassade de Russie à Yaoundé. Des proches disent que des Camerounais auraient accepté des offres d’emploi civil avant d’être envoyés au front. Certains n’ont plus donné de nouvelles depuis plusieurs mois ; d’autres seraient morts. Les témoignages doivent être vérifiés individuellement, mais la démarche collective rend visible un problème qui dépasse les situations familiales isolées.

Une commission d’enquête soutenue par l’ONU a récemment cité le Cameroun parmi les pays dont des ressortissants auraient été recrutés par tromperie ou coercition. Cette convergence ne confirme pas chaque récit, mais elle justifie une réponse consulaire et judiciaire structurée. Les autorités doivent établir une cellule de signalement, vérifier les contrats, identifier les intermédiaires et demander à Moscou la situation exacte des personnes nommées par leurs familles.

La prudence journalistique est essentielle. Les nombres circulant sur les recrues africaines ne sont pas tous vérifiables, et publier des identités peut exposer les proches. Mais l’incertitude ne doit pas servir d’excuse à l’inaction. Une politique de prévention devrait informer sur les fausses offres, contrôler les recruteurs et organiser le rapatriement lorsque le consentement a été vicié. Pour une famille, l’absence de réponse transforme chaque jour d’attente en prolongement du conflit.