Actualités of Sunday, 1 November 2026

Source: www.camerounweb.com

À Bertoua, les artisans réfugiés cherchent moins une formation de plus qu’un carnet de commandes

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Les ateliers ont transmis des savoir-faire ; la prochaine étape est commerciale. Pour les réfugiés centrafricains de Bertoua, l’autonomie dépend désormais des volumes, de la qualité, de la vente numérique et de clients qui reviennent.
Le MINPMEESA indique que plus de 135 réfugiés centrafricains ont été formés ou sont encore accompagnés dans l’Est. Les métiers couverts vont de la transformation du manioc à la couture, en passant par le savon, la teinture et la perliculture. Dix bénéficiaires disposent d’un espace permanent d’exposition et certains ont participé au SIARC. Une artisane soutenue par le dispositif a même reçu un prix national en 2026. Ces résultats montrent une visibilité croissante, mais pas encore la solidité économique des activités.

L’obstacle classique apparaît après la formation : produire de petites quantités, acheter la matière première au détail, maintenir une qualité uniforme et livrer une commande à temps. L’organisation par métier proposée lors du dialogue de Bertoua peut mutualiser les achats, les équipements et le contrôle qualité. Elle doit cependant respecter l’autonomie des artisans et éviter qu’un collectif mal gouverné ne concentre les commandes ou les subventions.

Le programme devrait publier des indicateurs de revenu, de survie des activités et d’accès au financement, en distinguant réfugiés et communautés hôtes. Une boutique physique est utile, mais l’accès aux hôtels, entreprises, marchés publics et plateformes numériques peut changer l’échelle. L’inclusion économique devient durable lorsque la personne formée n’est plus présentée comme bénéficiaire, mais comme fournisseur capable de négocier, facturer et développer sa clientèle.