Un accord tripartite doit assurer la moitié des besoins du Cameroun en carburant, écrit Jeune Afrique. Le magazine décrit le mécanisme financier qui le sous-tend, et les enjeux qui l’entourent.
Comment fonctionne le « back-to-back ». Selon Jeune Afrique, le trader MRS achète des produits à Lekki au prix sortie usine, qui peut être assorti d’un rabais « à la discrétion de Dangote », et se charge de la logistique avec sa flotte de navires. Le magazine rappelle que les deux acteurs collaborent déjà au Nigeria, où Dangote utilise le réseau de distribution de MRS pour approvisionner le marché local.
Un financement de la Banque islamique de développement. D’après le magazine, le raffineur ouest-africain étant adepte des ventes directes et la Sonara n’ayant pas les capacités financières requises, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a conclu en septembre un financement de 124 milliards de F CFA (189 millions d’euros) auprès de l’ITFC, branche de la Banque islamique de développement chargée du financement du commerce. Il permettrait l’aboutissement de l’opération par l’émission d’une lettre de confort.
Une économie annoncée de 180 millions de dollars. Selon les sources de Jeune Afrique, ce montage permet « théoriquement » une économie annuelle minimale de 180 millions de dollars pour la Sonara, dans un contexte de tension sur le marché mondial des hydrocarbures. Le magazine rappelle que les subventions aux carburants ont coûté ces trois dernières années, par an, entre 1 000 et 1 500 milliards de F CFA. Le chiffre de 180 millions est une estimation de sources non nommées : Jeune Afrique ne fournit pas le détail du calcul.
Une durée de trente mois. Le magazine précise que la transaction, présentée comme un « coup d’essai », doit s’achever dans trente mois, sauf renouvellement. Il note que cet horizon devrait coïncider avec la fin de la réhabilitation de la raffinerie de Limbé, dont une partie des installations avait été sinistrée il y a sept ans.
Dangote Oil and Gas Cameroon. Jeune Afrique révèle que le groupe a fait enregistrer le 28 octobre, au registre du commerce, une nouvelle entité dédiée à la construction d’infrastructures d’hydrocarbures, dépôts et pipelines. Selon le magazine, Aliko Dangote, dont les activités pétrolières sont portées depuis le début de l’année par le blocage du détroit d’Ormuz, entend contribuer à combler le déficit de capacités locales de stockage, de l’ordre de 195 000 mètres cubes.
Une concurrence annoncée. Jeune Afrique indique que le milliardaire devra s’attendre à la concurrence de la Société nationale des hydrocarbures, qui développe le projet C-Star à Kribi, et de la Société camerounaise des dépôts pétroliers, qui entend aussi démarrer un chantier dans la cité balnéaire.









